Crash d'un Boeing 737 en Iran : "J’ai tout perdu, femme, enfants, tout..."

Si les Ghandchi ont tenu à conserver leur entreprise familiale en Iran, ce n’est pas là-bas qu’ils souhaitaient vivre...

Depuis la Révolution islamique, la situation économique et politique du pays pousse à l’exode des milliers de personnes hautement qualifiées, notamment des scientifiques et des chercheurs. Le Canada est l’une des destinations favorites où résidaient 86 des 176 passagers du Boeing 737 d'Ukraine International Airlines.

La famille Ghandchi avait franchi le pas en 2014, émigrée au Canada pour "assurer aux enfants un avenir meilleur". Mais la défense anti-missile iranienne en a décidé autrement. Faezeh Falsafi était à bord de l’avion, avec ses deux enfants âgés de 16 et 8 ans lorsqu’il a été abattu. Ils rentraient au Canada après les vacances de Noël.

"L’oiseau est mortel"

Son époux Alireza Ghandchi, 45 ans, les attendait à l'aéroport de Toronto. Contacté par Marianne alors qu’il est de retour à Téhéran pour les funérailles, c’est un homme brisé qui semble étrangement très calme quand il évoque ses enfants : "Dorsa était une élève brillante. À 13 ans elle a commencé à vendre ses animations graphiques aux compagnies américaines. Regardez sa page Youtube, son travail est remarquable. Parsa était dans une école franco-anglaise, mais on lui parlait toujours en persan, et avec sa grande-mère, il apprenait l'azéri. Hélas, le destin ne lui a pas accordé le temps de s’épanouir" et sa femme qu’il a rencontrée à l’université, il y a 21 ans :


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