Crack à Paris : Pécresse propose une structure de soin financée par la région, la ville et l'Etat

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La présidente de l'Ile-de-France Valérie Pécresse (ex-LR) s'est dite prête à cofinancer une structure de soin pour les usagers de crack, conjointement avec l'Etat et la ville de Paris, samedi lors d'un déplacement au jardin d'Eole devenu un point de rassemblement des toxicomanes.

La présidente de l'Ile-de-France Valérie Pécresse (ex-LR) s'est dite prête à cofinancer une structure de soin pour les usagers de crack, conjointement avec l'Etat et la ville de Paris, samedi lors d'un déplacement au jardin d'Eole devenu un point de rassemblement des toxicomanes. "Je propose que la région, l'Etat et la Ville de Paris se mettent autour d'une table et que nous financions un centre de traitement des crackeurs" a affirmé Mme Pécresse, qui était accompagnée de la maire LR du VIIe arrondissement, Rachida Dati. "Il faut mettre en place les moyens médicaux, psychiatriques, de lutte contre les addictions", et "pas juste créer des places d'hébergement d'urgence", a affirmé Mme Pécresse, candidate à sa réélection au scrutin régional prévu en juin. Elle a qualifié de "fiasco" le plan anti-crack lancé en 2019, auquel la région ne participe pas. "Les premiers lieux de fixation ont été les salles de shoot et ça n'aide pas à sortir des addictions", a assuré Mme Dati, partisane d'une prise en charge "y compris sous contrainte".

La maire LR du VIIe arrondissement a fustigé une ville de Paris "aux abonnés absents" et estimé qu'"en tant que présidente du conseil de surveillance de l'AP-HP, (la maire de Paris) Anne Hidalgo pourrait mettre en place une stratégie de lutte contre les addictions". "Il y a deux semaines, un terrain et des locaux, sans riverains, lui ont été proposés aux abords d'Aubervilliers", a assuré Rachida Dati en déplorant que cette offre se soit soldée par un refus. Rachida Dati "portera le sujet au Conseil de Paris et nous au gouvernement", a assuré Mme Pécresse.

"Il faut saisir la main tendue"

Le 22 mai, Anne Hidalgo avait dénoncé la "politique à court terme" de l'Etat pour lutter contre l'usage de(...)


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