Crack : à Pantin, des manifestants ulcérés battent à nouveau le pavé

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Le mur érigé par la Préfecture de police est censé éviter le passage vers la banlieue des usagers du crack... qui le contournent.
Le mur érigé par la Préfecture de police est censé éviter le passage vers la banlieue des usagers du crack... qui le contournent.

Entre colère et « dépit », plus d'une centaine de personnes ont de nouveau manifesté à Pantin (Seine-Saint-Denis), mercredi 6 octobre 2021 contre la présence d'usagers du crack, déplacés sur un site de Paris à la lisière de leur quartier populaire, a constaté une journaliste de l'Agence France-Presse. « Venez le soir, c'est des zombis ! », lance Mehdi, un riverain venu « observer » le rassemblement, sans croire à une issue rapide au problème qui touche son quartier des Quatre-Chemins, à cheval sur Pantin et Aubervilliers, aux portes est de Paris.

La manifestation a démarré près d'un mur, surnommé « mur de la honte » et construit à la hâte sur ordre de la préfecture de police de Paris. Il est censé éviter le passage vers la banlieue des usagers du crack... qui le contournent. Le cortège de manifestants croise ainsi un usager, hagard et titubant, qui se faufile entre les voitures. « Je suis ici un peu par dépit. Les élus viennent calmer la colère populaire », glisse Franck, un Pantinois de 50 ans. « Il faut évidemment les prendre en charge [?]. Ça risque de mal finir, d'avoir des descentes ?anti-crackers? », s'inquiète-t-il. « On veut qu'ils dégagent ! Ils ne sont pas soignables, c'est peine perdue », s'emporte de son côté Bechir, 34 ans, qui craint une mauvaise influence sur les enfants du quartier.

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