Créteil : les malades de Parkinson défendent le « docteur nicotine »

Clawdia Prolongeau @claw_prolongeau
Créteil, ce mardi. Licencié par l’hôpital, le Docteur Villafane a reçu le soutien de nombreux patients, venus (souvent de loin) seulement pour le remercier

Gabriel Villafane était le seul de France à prescrire de la nicotine à ses patients pour les aider à réduire leurs traitements et à supporter la douleur. Consulté aussi par des étrangers, il est pourtant licencié du CHU Henri Mondor.


Certains tremblent. D’autres semblent hésiter avant chaque geste. Pour la plupart, ils n’ont pas pris rendez-vous.

Dans la salle d’attente du Docteur Villafane à l’hôpital Henri Mondor de Créteil, Alain, Corinne, Olivier, Françoise et les autres, sont simplement venus avec des fleurs. Une vingtaine d’autres bouquets a été envoyée ce mardi. Le dernier jour de ce spécialiste de la maladie de Parkinson, licencié de l’établissement public.

Un drame pour ses patients qui depuis plus de 12 ans parfois, venaient de toute la France pour se faire prescrire des patchs à la nicotine en complément de leur traitement. « C’est le seul médecin de France qui teste les dosages adéquats pour chaque patient, raconte Corinne. Et nous sommes au moins 600 à venir pour ça. Quand on m’a diagnostiquée la maladie en 2010 j’avais 36 ans et mon monde s’est écroulé. On m’a dit au téléphone que les deux hémisphères de mon cerveau étaient touchés. J’étais moi-même médecin, je savais ce que ça voulait dire ».

Juste après cette annonce, Corinne arrête de travailler, délègue de plus en plus à son mari et ses enfants. En fouillant les forums, elle apprend deux ans plus tard que la nicotine atténue la douleur et permet de prendre moins de comprimés. Il n’en faut pas plus pour que, depuis Grenoble, elle monte à Paris voir le docteur Villafane qui en prescrit depuis plus de 10 ans.

De son côté, le praticien a fait en 2000 un premier test clinique concluant. La deuxième étude en 2013 est plus nuancée. « Mais c’est essentiellement parce que personne n’a contrôlé l’effet placebo », estime le docteur Villafane.

En juin 2016, quand Corinne n’arrive pas à obtenir de rendez-vous avec lui, l’hôpital lui répond que les tests étant achevés « sans bénéfice pour les patients », « la (...)

Lire la suite sur LeParisien.fr

Val-de-Marne : trois renforts de bus promis reportés d’un mois
Val-de-Marne : nouvelle hausse du chômage en août
Saint-Maur : le lycée d’Arsonval cherche des souvenirs pour fêter ses 100 ans
Limeil-Brévannes : le champion des puces électroniques fait le pari de la 5G
Vitry : prenez part à des « moissons solidaires »

En utilisant Yahoo vous acceptez les cookies de Yahoo/ses partenaires aux fins de personnalisation et autres usages