Créteil : les défenseurs de Mondor attendent un geste de la ministre de la Santé

Agnès Vives @VivesAgnes
Créteil, ce jeudi midi. 60 élus et syndicalistes étaient mobilisés pour défendre l’hôpital Henri-Mondor à Créteil

Ce jeudi, quelque 60 élus et syndicalistes se sont mobilisés contre le transfert des greffes hépatiques de Mondor à Paul-Brousse où la ministre doit se rendre vendredi.


Ils lui promettent un comité d’accueil. Ce vendredi, la ministre de la Santé, Agnès Buzyn est attendue à l’hôpital Paul-Brousse à Villejuif pour les 25 ans du service hépato-biliaire. « Une provocation » ? C’est le sentiment des défenseurs de l’hôpital Henri-Mondor à Créteil. Ce jeudi midi, ils étaient une soixantaine d’élus et syndicalistes rassemblés devant le CHU pour défendre le service de greffe hépatique.

La direction de l’AP-HP a décidé voilà quelques semaines de transférer les opérations à Villejuif. Une menace qui planait depuis plusieurs mois, avec pour objectif du directeur Martin Hirsch, d’en faire un pôle d’excellence, au niveau européen. Mais ce projet, à marche forcée du point de vue du personnel, a suscité une levée de boucliers chez les élus, de tout bord.

« Le 18 mai dernier, la ministre avait dit qu’elle ordonnerait un groupe de travail, un mois après, on a rien vu venir », insiste au micro, Fabien Cohen, porte-parole de la coordination de défense de l’hôpital. A ses côtés, les syndicalistes SUD-Santé, CGT, Solidaires évoquent « la casse de l’hôpital public », « l’inquiétude sur le devenir de l’établissement ». Et d’espérer être « plus nombreux » pour défendre Mondor. Le sénateur PCF Pascal Savoldelli appelle d’ailleurs à « élargir » la lutte. « Lutte de bon sens, rappelle Mathilde Panot, députée LFI, pour l’accès des soins pour tous ».

Alors ce vendredi, un nouveau rassemblement est prévu, avec un débrayage du personnel de Paul-Brousse. La sénatrice PCF Laurence Cohen a demandé à la ministre qu’une délégation soit reçue. Ce mardi, elle l’avait saisie par une question orale pour qu’elle tienne son engagement de « table-ronde ». « Si elle reçoit la délégation, ce sera un geste, elle montrera qu’elle tient compte de la mobilisation forte des élus, sinon, ce sera vécu comme une (...)

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