Crémation, féminisation, recyclage… Le funéraire fait sa révolution

D'ici à 2045, la crémation serait choisie dans trois cas sur quatre, selon Roc Eclerc.  - Credit:RICCARDO MILANI / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP
D'ici à 2045, la crémation serait choisie dans trois cas sur quatre, selon Roc Eclerc. - Credit:RICCARDO MILANI / Hans Lucas / Hans Lucas via AFP

Le business du funéraire ne s'endort pas. Selon un rapport dressé par le spécialiste Roc Eclerc, le secteur funéraire a profondément changé ces dernières années, rapportent nos confrères de BFMTV. Résultat, les professionnels sont obligés de changer leurs pratiques. Ainsi, sur les quatre dernières décennies, le recours à la crémation a bondi, passant de 1 % des obsèques en 1980 à 40 % en 2021. Dans son rapport, Roc Eclerc évoque plusieurs raisons : « recul du fait religieux », « assouplissement des interdits confessionnels » et « lien avec la nature ».

Dans le même temps, un argument bien plus cynique est celui du budget. En effet, une crémation coûte moins cher qu'un enterrement classique. Cette tendance pourrait, néanmoins, être freinée ces prochains mois. Et pour cause : le prix du gaz a augmenté depuis plusieurs semaines et les spécialistes du secteur prévoient une hausse de leurs tarifs de l'ordre de 35 % d'ici au printemps 2023. Roc Eclerc estime, selon ses projections, que le recours à la crémation pourrait concerner jusqu'à trois inhumations sur quatre en 2045.

Fini les « croque-morts », « le funéraire attire de plus en plus de personnes », assure le rapport de Roc Eclerc. Ainsi, en 2021, le nombre de personnes recrutées en contrat à durée indéterminée a augmenté de 30 % par rapport à la situation prépandémique, passant de 1 624 à 2 119 contrats signés sur douze mois. « Les métiers d'accompagnement du funéraire sont aujourd'hui pleinement valorisés p [...] Lire la suite