Les crédits de la journée de solidarité sont "détournés" de leur objet initial, assure une association d'établissements pour personnes âgées

franceinfo
Pascal Champvert, président de l'Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA), assure sur franceinfo que tous les crédits de la journée de solidarité ne vont pas "intégralement aux personnes âgées".

"Une partie des crédits qui ont été récoltés [dans le cadre de la journée de solidarité] a été détournée par les pouvoirs publics" depuis 2004, accuse sur franceinfo lundi 10 juin Pascal Champvert, président de l'Association des directeurs au service des personnes âgées (AD-PA). En 2004, le lundi de Pentecôte avait été décrété "journée de solidarité", et devait donc être travaillé sans être payé, pour financer la dépendance. Depuis 2008, chaque employeur peut décider de faire travailler cette journée ou de récupérer ce temps sur un autre jour, voire de supprimer un jour de congé.

>> Lundi de Pentecôte férié ou travaillé ? Cinq questions sur la journée de solidarité

Selon Pascal Champvert, ce mode de financement présente deux défauts. Tout d'abord, "il est contesté par l'ensemble des organisations syndicales, par une partie des organisations d'employeurs et une grande partie des Français". Ensuite, selon le président de l'AD-PA, "année après année, le ministère de l'Economie et des Finances, avec l'aval des différents Premiers ministres, a fait en sorte que tous les crédits n'aillent pas intégralement aux personnes âgées."



"Maigres crédits"


La journée de solidarité devrait générer en 2019 plus de 2,87 milliards (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi