France: "Tolérance" jusqu'à mercredi pour les produits non essentiels en grande surface

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FRANCE: "TOLÉRANCE" JUSQU'À MERCREDI POUR LES PRODUITS NON ESSENTIELS EN GRANDE SURFACE
FRANCE: "TOLÉRANCE" JUSQU'À MERCREDI POUR LES PRODUITS NON ESSENTIELS EN GRANDE SURFACE

PARIS (Reuters) - Une "tolérance" sera accordée jusqu'à mercredi aux grandes surfaces pour fermer leurs rayons de produits non essentiels, a indiqué lundi le ministère français de l'Economie.

Le décret qui doit distinguer les produits de première nécessité des autres "sera publié demain (mardi) matin", précise Bercy. "Il y a donc une tolérance jusqu’à mercredi."

Confronté à la fronde de nombreux commerçants et élus locaux face aux conséquences du reconfinement pour le commerce de proximité, le Premier ministre, Jean Castex, avait annoncé dimanche soir que les produits autorisés à la vente en grande surface seraient restreints dès mardi.

Il s'agit, précisait-il, d'interdire au nom de l'équité la vente en grandes surfaces des produits qui ne peuvent pas être vendus dans les commerces de proximité, fermés dans le cadre du reconfinement.

Après la mobilisation du secteur du livre, le gouvernement a ordonné dès vendredi aux grandes surfaces de fermer leurs rayons de livres et autres produits culturels.

Pour autant, cette restriction ne satisfait pas les organisations représentatives des commerce de proximité.

Dans un communiqué commun, une vingtaine d'organisations représentatives du commerce ainsi que la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME) et le Medef demandent "solennellement au gouvernement de rouvrir tous les commerces dès le 13 novembre et de mettre en oeuvre de véritables mesures de soutien bénéficiant à l’ensemble de ces entreprises, quels que soient leur taille et leur secteur".

"Si nos organisations et fédérations signataires comprennent l’importance de la lutte contre la crise sanitaire, elles dénoncent une décision de fermeture injuste, inéquitable et lourde de conséquences économiques, sociales et territoriales", ajoutent-elles, soulignant que "plusieurs centaines de milliers de points de vente à travers la France et plus de 1,2 million d’emplois salariés et d’indépendants sont aujourd’hui menacés".

Les yeux tournés vers Amazon, elles observent qu'"en privant le commerce physique de sa pleine activité, (cette décision) laisse le champ libre à la seule vente à distance et fait des géants internationaux les grands gagnants de cette crise".

Le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire, avait évoqué dans la matinée sur RTL la possibilité d'une réouverture de certains commerces le 12 novembre avec des règles sanitaires renforcées ou, par exemple, via la prise de rendez-vous avec les clients.

Yves Hemedinger, député Les Républicains du Haut-Rhin, a annoncé lundi le dépôt d'une proposition de loi destinée à maintenir ouverts les commerces non alimentaires durant les périodes de confinement.

(Jean-Philippe Lefief et Gwénaëlle Barzic; édité par Henri-Pierre André et Jean-Stéphane Brosse)