La CPI souhaite pouvoir juger le chef rebelle Mahamat Saïd en Centrafrique

Le procureur de la CPI veut délocaliser à Bangui le procès d’un ancien commandant de la Seleka. Mahamat Saïd est accusé de crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis en 2012 et 2013. Incarcéré dans la prison de la CPI depuis janvier 2021, son procès doit s’ouvrir le 26 septembre, devant les juges de la CPI.

Avec notre correspondante à La Haye, Stéphanie Maupas

Rien n’oblige la CPI à tenir les procès à La Haye. Et le procureur Karim Khan espère convaincre les juges de la chambre de première instance et la présidence de la Cour de tenir une partie du futur procès à Bangui.

Dans sa requête, Karim Khan demande que les déclarations d’ouverture et les auditions de plusieurs témoins puissent se tenir dans la capitale centrafricaine.

Les avocats de l’accusé ne s’opposent pas à y tenir les premières audiences. Ceux des victimes soutiennent largement l’idée y voyant la promesse d’« une justice plus visible » pour ceux touchés directement par le conflit de 2012.

Consultées, les autorités de Bangui soutiendraient le projet. Mais l’accusé ne serait néanmoins pas du voyage, en raison d’un « risque identifié de fuite » écrit le procureur. Mahamat Saïd serait néanmoins visible par vidéo conférence depuis La Haye, en présence de l’un de ses avocats.

Depuis l’établissement de la Cour il y a vingt ans, aucune audience ne s’est déroulée hors de La Haye.

Jusqu’ici, les juges et la présidence ont toujours rejeté les demandes émanant du procureur, ou de la défense jugeant une telle possibilité soit trop coûteuse, soit trop risquée.


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