Covid-19: retour sur les sept allocutions solennelles d'Emmanuel Macron face à la crise sanitaire

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Un homme prépare son dîner en regardant l'allocution du président Emmanuel Macron le 31 mars 2021 à Happonvilliers (France)  - JEAN-FRANCOIS MONIER              © 2019 AFP
Un homme prépare son dîner en regardant l'allocution du président Emmanuel Macron le 31 mars 2021 à Happonvilliers (France) - JEAN-FRANCOIS MONIER © 2019 AFP

Quelques heures avant un nouveau tour de vis? Alors que le variant Delta poursuit sa course en France et que certains voyants se dégradent progressivement, Emmanuel Macron va s'adresser aux Français ce lundi soir à partir de 20h. Lors de cette allocution, le président de la République pourrait annoncer plusieurs mesures dont l'obligation vaccinale pour les soignants ainsi que, entre autres, l'extension du passe sanitaire.

Depuis le début de la pandémie de Covid-19 en France, on estime les premiers cas de la maladie à janvier 2020, Emmanuel Macron a du redoubler les prises de parole afin d'avertir les Français quant à l'évolution du coronavirus, mais aussi, à plusieurs reprises, afin d'annoncer la mise en place de mesures coercitives qui ont mis le pays à l'arrêt durant de longues semaines. Ce lundi marquera ainsi la huitième prise de parole officielle d'Emmanuel Macron depuis le début de la pandémie.

• 12 mars 2020, la fermeture des écoles

Lors de cette première allocution, Emmanuel Macron en avait appelé à "la responsabilité" et demandé "à tous les Français" de limiter "au strict nécessaire" leurs déplacements, en privilégiant le télétravail. C'est également ce jour-là que ce dernier a annoncé, "jusqu'à nouvel ordre", la fermeture des établissements scolaires, de la crèche à l'université.

"La raison est simple: nos enfants et les plus jeunes sont celles et ceux qui propagent le plus rapidement le virus", avait-il justifié, assurant que des mesures "exceptionnelles et massives" de chômage partiel allaient être prises pour les parents concernés.

• 16 mars 2020, le 1er confinement

"Nous sommes en guerre." Quelques jours après la première prise de parole, et face à un virus qui se propage bien trop vite, Emmanuel Macron était contraint d'annoncer, devant près de 37 millions de téléspectateurs, la mise en place d'un confinement total pour plusieurs semaines en France.

"Nous sommes en guerre, en guerre sanitaire certes. Nous ne luttons ni contre une armée, ni contre une autre nation. Mais l'ennemi est là, invisible, insaisissable, qui progresse. Et cela requiert notre mobilisation générale", avait déclaré le président français en appelant à "éviter l'esprit de panique" et à ne pas croire "les fausses rumeurs, les demi-experts ou les faux sachants". "Nous devons tous avoir l'esprit de responsabilité".

Quelques mois plus tard, le président de la République avait assuré que l'emploi de cette expression devait servir à créer un "électrochoc" auprès des Français. "Pour sauver des vies, il fallait créer un électrochoc, des moyens exceptionnels devaient être mobilisés: l'armée, les trains, les avions pour les transferts sanitaires. Et donc ce champ lexical était justifié", avait-il dit au Point.

• 13 avril 2020, prolongement du confinement

Moins d'un mois plus tard, et alors que l'épidémie n'est que très peu sous contrôle en France, Emmanuel Macron reprend la parole afin d'annoncer aux Français un prolongement du confinement jusqu'au 11 mai. Dans le même temps, un renforcement des mesures de chômage partiel est également proposé.

Cependant, au cours de cette prise de parole, le président de la République esquisse un horizon pour les Français en présentant un calendrier de réouvertures qui devait se poursuivre tout au long de l'été.

• 14 juin 2020, suite du déconfinement

Pendant une vingtaine de minutes ce jour-là, Emmanuel Macron avait tracé les grands axes de ces prochaines semaines de déconfinement, tout en soulignant les efforts réalisés par l'ensemble des Français durant le confinement lié au coronavirus.

Ainsi, il avait annoncé qu'à partir du 22 juin, les crèches, écoles et collèges rouvriront pour tous, et "de manière obligatoire et selon les règles de présence normales."

En outre, la tenue du deuxième tour des élections municipales a été confirmée au 28 juin de manière très encadrée.

• 28 octobre 2020, 2e confinement

"Nous en avons jusqu'à l'été 2021 au moins avec ce virus." Quelques semaines après la rentrée, les taux de contamination ainsi que la tension hospitalière redevenue forte n'ont pas laissé le choix à l'exécutif que de décréter un nouveau confinement, accompagné d'un couvre-feu dans plusieurs zones du pays dont l'Île-de-France.

A partir du 30 octobre, c'est un confinement hybride qui est proposé aux Français, avec un couvre-feu généralisé.

• 24 novembre 2020, nouveau déconfinement

"Le pic de la seconde vague est passé." Lors de son allocution télévisée, Emmanuel Macron a tenu un discours rassurant sur l'évolution de l'épidémie de coronavirus sur le territoire. Toutefois, le président de la République a tenu à rappeler qu'il était nécessaire de "poursuivre nos efforts". Pour le mois de décembre et de janvier, le chef d'État a détaillé "un cap, un calendrier" en trois périodes

Le président de la République avait annoncé un premier allègement ce samedi 28 novembre. A partir de cette date, les déplacements pour motif de promenade et activité physique en extérieur seront autorisés dans un rayon de 20 kilomètres et ce, pour une durée de trois heures. De même, les activités extra-scolaires en plein air pourront reprendre. L'attestation de déplacement dérogatoire reste quant à elle en vigueur.

A partir du 15 décembre, il était aussi possible de se déplacer sur l'ensemble du territoire sans attestation, avec un couvre-feu de 7 à 21 heures, et ce, si l'on est arrivé à 5000 contaminations par jour.

• 31 mars 2021, re-confinement

Quatre mois après sa dernière allocution, Emmanuel Macron avait annoncé un nouveau tour de vis, alors que le pays est confronté à une inquiétante troisième vague.

Écartant un confinement strict de la France, tel qu'elle l'a vécu il y a un an, le président de la République a opté pour une solution consistant à accentuer les restrictions là où elles peuvent l'être afin de freiner la propagation du coronavirus. Notamment dans le secteur scolaire, que le gouvernement a essayé de sanctuariser autant que possible.

Outre ces allocutions officielles, Emmanuel Macron réalisé plusieurs interviews télévisées, quatre au total, afin de suivre l'évolution de la situation sanitaire.

Article original publié sur BFMTV.com

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