Covid : le système hospitalier du sud de l'Italie vacille

Par Quentin Raverdy, correspondant à Rome
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L'hôpital Cardarelli à Naples est débordé.
L'hôpital Cardarelli à Naples est débordé.

En Italie, la deuxième vague du coronavirus fait ressurgir de nouveau les carences et disparités du système sanitaire national. Particulièrement concernées, les régions du Mezzogiorno, le « Midi » transalpin. C'est ainsi que la région de Calabre s'est retrouvée dès la semaine dernière, aux côtés de la Lombardie ou du Piémont, placée d'office par le gouvernement central en « zone rouge », synonyme de « risque élevé » face à la pandémie. Dans la pointe de la Botte, ce ne sont pas tant les nouveaux cas détectés quotidiennement (vingt fois moins que du côté lombard) qui inquiètent que les multiples défaillances qui accablent depuis des années les structures sanitaires calabraises et font craindre le pire à l'heure de la crise du covid-19.

Autre inquiétude bien palpable, cette fois-ci dans la région de Naples. Relativement épargnée elle aussi lors de la première vague, la Campanie est aujourd'hui en première ligne face à la pandémie : en moyenne, 4 000 nouveaux cas y sont détectés chaque jour et le taux de positivité des dépistages dépasse la moyenne nationale. Des chiffres particulièrement préoccupants dans une région qui compte des territoires à la densité de population parmi les plus hautes d'Europe (à Naples, on dénombre trois fois plus d'habitants au kilomètre carré qu'à Rome, la capitale). Face à l'inexorable progression du virus et après d'âpres journées de discussions, les autorités italiennes ont finalement décidé ce vendredi le placement en « zone roug [...] Lire la suite