Covid: le second rappel élargi aux femmes enceintes et tous ceux à risque

Le gouvernement a décidé d'élargir l'administration d'une deuxième dose de rappel de vaccin anti-Covid aux femmes enceintes, aux personnes de moins de 60 ans "à risque" et à celles vivant dans l'entourage de personnes fragiles.

Suivant l'avis des autorités scientifiques (Haute autorité de santé et Conseil d'orientation de la stratégie vaccinale), il a pris cette décision dans un "contexte épidémiologique qui reste préoccupant, avec des variants très contagieux", a expliqué mercredi le ministère de la Santé.

Le gouvernement a décidé d'étendre le deuxième rappel "dès à présent aux adultes âgés de 18 à 60 ans identifiés comme étant à risque de forme grave de Covid, aux femmes enceintes et aux personnes vivant dans l'entourage de personnes vulnérables ou immunodéprimées", a-t-il détaillé dans un point presse.

Cet élargissement concerne environ cinq millions de personnes, ce qui porte à environ 17 millions le nombre de Français éligibles à cette seconde dose de rappel. Jusqu'à présent, seuls les plus de 60 ans et les personnes immunodéprimées y avaient accès, soit quelque 12 millions de personnes éligibles. Parmi elles, environ 4 millions ont reçu un second rappel.

Cette dose additionnelle de rappel est possible dès trois mois après le 1er rappel pour les plus fragiles (plus de 80 ans, résidents en Ehpad, sévèrement immunodéprimés).

Pour les autres, elle peut s'administrer six mois après le premier rappel.

Et "en cas d'infection entre le premier et le second rappel, on pourra faire une piqûre de second rappel trois mois après l'infection", a précisé le ministère de la Santé.

Interrogé pour savoir si le gouvernement envisageait de proposer un second rappel à l'ensemble de la population à l'automne, le ministère a répondu "clairement non". "Aujourd'hui, il n'y a pas de scénario probable qui étendrait le deuxième rappel à tous, même s'il faut rester prudent", a-t-il indiqué.

Il a aussi livré les chiffres de vaccinations par le vaccin du laboratoire américain Novavax, basé sur une technologie classique. "On attendait des chiffres importants, ce n'est pas ce qu'on a observé", a concédé le ministère. "Seules 28.000 doses de ce vaccin ont été injectées depuis mars, c'est très peu mais cela reste un vaccin utile", a-t-il jugé.

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