Covid : "La santé est devenue une morale", regrette la philosophe Julia de Funès

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Alors que l'épidémie de coronavirus continue de frapper la France, l'année 2020 qui touche à sa fin aura été bien évidemment marquée par la longue crise sanitaire et la mise en place des deux confinements, ainsi que par les restrictions d'une ampleur inédite qui les ont accompagnées. Au point de faire basculer la société dans une nouvelle ère dominée par les injonctions hygiénistes ? C'est en tout cas ce que craint la philosophe Julia de Funès, invitée dimanche du Grand rendez-vous Europe 1/Les Échos/Cnews.

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Un gouvernement liberticide ? 

Plus de neuf mois après la mise en place du premier confinement, la question de la proportionnalité des mesures adoptées tout au long de la crise sanitaire continue de faire débat. Auteure de plusieurs tribunes dans lesquelles elle s'inquiétait de la place toujours plus grande de la "bureaucratie" et d'une "'légalomanie' toujours plus forte", Julia de Funès a "eu le sentiment qu'au début du premier confinement, on était assez docilisé, chapeauté".

Toutefois, reconnaît-elle, "lors du deuxième confinement, on a vu que les Français n'étaient pas si soumis que cela, et il y a eu un juste milieu entre une certaine liberté individuelle et la mission de l'État de protéger et de sécuriser les choses". "Il y a eu de la part du gouvernement un certain recul, une prise de conscience", dit encore l'invitée d'Europe 1. Aussi, estime-t-elle, "il est aujourd'hui difficile de penser qu'on es...


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