Covid: Richard Ferrand "souhaite" le report des élections régionales et départementales de mars 2021

Clarisse Martin
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Richard Ferrand, invité de BFMTV-RMC le 21 octobre 2020. - BFMTV
Richard Ferrand, invité de BFMTV-RMC le 21 octobre 2020. - BFMTV

Le président de l'Assemblée nationale estime que les scrutins ne peuvent se tenir compte-tenu de la situation sanitaire, qui empêcherait la tenue des campagnes électorales.

Sera-t-on appelé aux urnes en mars 2021? Alors que les élections régionales et départementales doivent se tenir ce mois-là, un éventuel report de ces scrutins revient régulièrement dans le débat public ces dernières semaines à l'occasion de la résurgence de l'épidémie de Covid. Invité de BFMTV-RMC ce mercredi matin, Richard Ferrand a déclaré "souhaite(r)" ce report en raison de la situation sanitaire.

"Quand on me demande mon avis, je dis une chose simple: on avait dit pour les municipales, 'puisqu'on peut aller acheter sa baguette de pain, on peut donc aller voter'. Certes. Sauf qu'une élection ce n'est pas que le jour du scrutin, une élection c'est une campagne électorale, on fait du porte-à-porte, on fait des réunions publiques, on fait des débats, on essaye de convaincre. Et tout cela est impossible aujourd'hui, et le sera très vraisemblablement dans les mois qui viennent", a fait valoir le président de l'Assemblée nationale sur notre antenne.

Une commission chargée d'étudier la question

Le 15 octobre, le porte-parole du gouvernement Gabriel Attal a annoncé sur franceinfo qu'une commission, associant "l'ensemble des forces politiques", allait étudier cette possibilité d'un report des élections.

"Il faut que la décision soit prise avant que la campagne officielle commence, donc à la fin de l'année, début d'année 2021", avait précisé Gabriel Attal, soulignant les enjeux "sanitaires et démocratiques" de ces scrutins.

La semaine passée, sept présidents de départements, majoritairement de la région Grand Est, avaient demandé que les élections départementales soient repoussées de trois mois afin qu'elles n'interfèrent pas dans la gestion de la crise sanitaire et celle du plan de relance, rappelle l'AFP.

L'exemple des municipales

"Au moment où nous sommes en train de mettre en oeuvre le plan de relance le plus colossal de notre histoire, un quart du produit intérieur brut, il me semble que les exécutifs en charge de l'investissement public local, gagneraient à rester stables pour justement pouvoir profiter, pouvoir faire se concrétiser ce plan de relance", a abondé Richard Ferrand sur BFMTV.

"Il ne serait pas sage, surtout après l'expérience des municipales, tout le monde s'en souvient, il ne serait pas sage de récidiver si je puis dire, nous sommes éclairés", a poursuivi le titulaire du Perchoir.

Le premier tour des élections municipales avait eu lieu le 15 mars 2020, et le second avait été repoussé à cause de la crise sanitaire et du confinement, instauré le 17 mars. Il s'était finalement tenu le 28 juin, trois mois après.

Article original publié sur BFMTV.com

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