Covid: Pour la rentrée des classes, ce qui change (ou non) à l'école

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Face au Covid, ce qui change (ou non) pour la rentrée des classes (Photo d'une classe de collège à Chanteloup-les-Vignes en février 2021, par Emeric Fohlen/NurPhoto via Getty Images) (Photo: NurPhoto via Getty Images)
Face au Covid, ce qui change (ou non) pour la rentrée des classes (Photo d'une classe de collège à Chanteloup-les-Vignes en février 2021, par Emeric Fohlen/NurPhoto via Getty Images) (Photo: NurPhoto via Getty Images)

RENTRÉE - L’épidémie se poursuit, les règles évoluent. Alors que la date de la rentrée des classes a été maintenue pour ce lundi 3 janvier malgré la cinquième vague de Covid, voici les règles à respecter au regard des nouvelles annonces du gouvernement.

Dans les colonnes du JDD de ce dimanche 2 janvier, le ministre de la Santé Olivier Véran a annoncé (un jour avant la rentrée) quelques changements de protocole pour faire face à l’impressionnante flambée des cas de ces derniers jours, liée au variant Omicron. Il a notamment justifié un allègement des conditions d’isolement pour éviter une “désorganisation” de la société.

Jean-Michel Blanquer a, lui, annoncé un nouveau protocole de dépistage après la contamination d’un élève. Mais alors que les enfants doivent se rendre en classe lundi, quelles sont les règles à observer? Le HuffPost fait ici le point sur ce qui change (ou pas) avec cette nouvelle mise à jour.

Maintien du niveau 3 dans les écoles et 2 dans les collèges/lycée

En soit, la rentrée scolaire se fera sans grande modification du protocole sanitaire en place depuis fin novembre: le niveau 3 (sur 4) est maintenu dans les écoles élémentaires, comme le niveau 2 dans les collèges et lycées. Tous les cours auront lieu en présentiel. Les niveaux 2 et 3 du protocole visent à réduire le brassage entre les classes et les niveaux.

“Pour le second degré, le point fort est le taux de vaccination des élèves de plus de douze ans, qui a dépassé les 80%”, explique Jean-Michel Blanquer dans Le Parisien.

Des tests 2 et 3 à J+2 et J+4 après contamination

Une nouvelle politique renforçant le dépistage et le “contact-tracing” a été confirmée au journal par le ministre. “Dès l’apparition d’un cas positif dans une classe, tous les élèves doivent faire un test antigénique ou PCR, avant un retour sur présentation d’un résultat négatif”, explique Jean-Michel Blanquer, confirmant qu’il n’y aura pas de fermetures de classes dès un cas positif.

“Ce qui change, c’est que désormais, quand la famille fera le premier test, elle recevra en pharmacie deux autotests gratuits, pour que les élèves se testent à nouveau à la maison à J+2 et à J+4. Les parents devront attester par écrit que les tests ont bien été faits et qu’ils sont négatifs”. À eux, donc, de jouer le jeu et d’être honnêtes.

“Ces tests à plusieurs jours d’intervalle permettent de s’assurer qu’un élève qui a été négatif le premier jour ne soit pas devenu positif ultérieurement. L’objectif est de garder l’école ouverte dans des conditions sanitaires sécurisées au maximum”, ajoute-t-il, assurant que les pharmacies, “en lien avec le ministère de la Santé”, ont commandé assez de tests avant les fêtes de fin d’année pour ne pas en manquer.

Les enfants positifs auront la possibilité de sortir de leur isolement au bout de cinq jours avec un test PCR ou antigénique négatif et sans signe d’infection depuis 48 heures. Pour les autres sans schéma vaccinal complet, la période d’isolement reste fixée à 10 jours pleins (avec possibilité d’en sortir au bout de sept, avec un test PCR ou antigénique négatif et sans signe clinique d’infection depuis 48 heures).

Pour les enfants cas contact avant la rentrée de classes, le protocole national s’applique: s’être fait dépister avant la rentrée, puis observer sept jours d’isolement pour les cas positifs après la date du début des signes ou du prélèvement du test positif.

Pas de répartition des élèves en cas de professeur absent

Il y a du changement en cas d’absence de professeur. Dans les écoles primaires, si “un enseignant est absent et dans l’attente de son remplacement, les élèves ne peuvent être répartis dans les autres classes”, a annoncé vendredi le ministère de l’Éducation nationale sur son site internet.

Les professeurs vaccinés appliqueront, eux, “le même protocole des tests itératifs que celui que nous appliquerons pour les enfants. Il n’y aura donc pas d’isolement des personnes dont les tests sont négatifs”, explique Jean-Michel Blanquer. “Mais clairement, janvier sera tendu et on se met en situation d’y faire face. Nous suspendons dans la période toutes les autres causes d’absence que la maladie -par exemple, les formations continues- et recrutons des contractuels et des vacataires”.

Les moments de convivialité “prohibés” et certaines sorties à éviter

Pour éviter la propagation du virus, les moments de convivialité comme le partage de la galette des rois sont “désormais prohibés”, note le JDD citant la note ministérielle. Le distanciel sera privilégié pour les réunions entre personnels et les rendez-vous individuels avec les parents.

Quant aux sorties scolaires, il est “vivement recommandé” de reporter celles en espaces clos, ainsi que les voyages scolaires. Pour les autres sorties, lorsqu’il faudra se rendre dans des lieux subordonnés au prochain passe vaccinal, un test négatif au Covid-19 pourra suffire aux jeunes de 12 à 17 ans.

Les cours de musique et d’EPS maintenus

Enfin, les cours de musique et de chorale continuent, le port du masque et le respect des gestes barrières chorale n’empêchant pas leur pratique. Pour les cours d’Education physique et sportive (EPS), il est “très fortement recommandé” de prioriser les activités en extérieur, et si ce n’est pas possible de privilégier les “activités de basse intensité compatibles avec le port du masque et les règles de distanciation”.

Un appel pour plus de capteurs de CO2​

Jean-Michel Blanquer lance également “un nouvel appel” aux collectivités locales de déployer plus de capteurs de CO2 dans les classes. “Nous estimons à seulement 20 % environ le nombre d’écoles primaires qui sont aujourd’hui équipées. C’est davantage dans les collèges et les lycées mais cela reste totalement insuffisant… Rappelons qu’un capteur coûte environ 50 euros, que c’est une compétence des collectivités et que l’État a débloqué 20 millions d’euros pour celles qui n’auraient pas les moyens financièrement de s’équiper”, explique-t-il. “Elles sont d’ailleurs peu nombreuses à avoir demandé des fonds (...) Ce fond sera augmenté si nécessaire”.

À la veille des vacances, 3150 classes étaient fermées en France en raison de l’épidémie, un chiffre “en stagnation”, avait alors précisé le ministre de l’Education Jean-Michel Blanquer. Ce chiffre s’expliquait en partie par un nouveau protocole décidé fin novembre.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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