Covid-19 : comment va être appliqué le pass sanitaire dans les hôpitaux ?

·3 min de lecture
Si le pass sanitaire est nécessaire pour entrer dans les hôpitaux, le Conseil constitutionnel indique qu'il n'a "pas pour effet de limiter l'accès aux soins".

À partir de lundi 9 août, le pass sanitaire va s'étendre à de nombreux nouveaux lieux dont les établissements de santé, sauf pour les situations d'urgence. Yahoo Actualités vous explique.

C'est un nouveau pas en avant dans l'utilisation du pass sanitaire. Déjà obligatoire depuis le 21 juillet dans les lieux de culture et de loisirs accueillant plus de 50 personnes, il va s'étendre à de nouveaux lieux dès le 9 août. Ce jeudi, le Conseil constitutionnel a validé en grande partie la loi relative à la gestion de la crise sanitaire qui comprend l'extension de l'application du pass sanitaire à de nouveaux lieux tels que les bars et les restaurants, mais également les établissements de santé. 

L'accès aux hôpitaux sera donc conditionné sauf pour les situations d'urgence puisque le pass "n'a pas pour effet de limiter l’accès aux soins". Les personnes atteintes de pathologies qui nécessitent un suivi régulier devront donc présenter leur pass sanitaire pour pouvoir accéder à l'hôpital, comme toutes les autres personnes accueillies pour des soins programmées. Au contraire, les personnes se rendant aux urgences n'auront pas besoin de le présenter. "Cette décision souligne que l’instauration du pass sanitaire dans les hôpitaux ne peut faire échec aux soins", précise une source constitutionnelle auprès de Public Sénat

Le pass sanitaire exigé pour les accompagnants

Les personnes rendant visite ou accompagnant les personnes se rendant dans les établissements de santé tels que les hôpitaux, cliniques ou Ehpad devront quant à eux présenter leur pass sanitaire. Si un parent souhaite accompagner son enfant à l'hôpital, il devra par exemple présenter un pass sanitaire valide. 

À LIRE AUSSI >>> Pass sanitaire : ce qui change à partir du lundi 9 août

"S'agissant de leur application aux services et établissements de santé, sociaux et médico-sociaux, le législateur a réservé l'exigence de présentation d'un 'pass sanitaire' aux seules personnes accompagnant ou rendant visite aux personnes accueillies dans ces services et établissements, ainsi qu'à celles qui y sont accueillies pour des soins programmés", indique le Conseil constitutionnel. 

"Jamais nous n'arrêterons de soigner quelqu'un"

"Jamais nous n'arrêterons de soigner quelqu'un parce qu'il n'a pas de pass sanitaire, et jamais n'empêcherons une famille d'aller voir ses proches en fin de vie ou en situation d'urgence, évidemment que non", tient à rassurer Olivier Véran. 

Mais pour Thierry Amouroux, porte-parole du Syndicat national des professionnels infirmiers interrogé par France info, cette décision du Conseil constitutionnel pose problème. Selon lui, il y a "un risque de perte de chances, de retards de diagnostics ou de traitements, en bloquant un certain nombre de patients programmés qui sont peut-être simplement en cours de parcours de vaccination".

Ce contenu peut également vous intéresser :

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles