Covid: Omicron représente 88% des cas, Delta 69% des réanimations

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La Direction de la Recherche, des Études, de l'Évaluation et des Statistiques (Drees) dévoile une nouvelle étude sur le variant du coronavirus.

COVID - Omicron se transmet beaucoup, mais cause moins de formes graves que le variant Delta, c’est le constat qu’ont fait plusieurs études dans le monde ces dernières semaines. Une conclusion que vient à nouveau confirmer la Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques (Drees) en France, ce vendredi 14 janvier.

Dans sa dernière étude sur Omicron, dont les données ont été collectées du 3 au 9 janvier, la Drees montre que ce variant représente certes une très large part des cas, mais est moins présent que le Delta dans les cas hospitalisés et en réanimation, qu’il s’agisse de personnes vaccinées ou non.

Les chiffres montrent ainsi que le variant Omicron représentait, dans la période analysée, 88% des tests positifs mais un peu plus de 52% des hospitalisations seulement. En soins critiques, le pourcentage descend à 31%, ce qui signifie que 69% des entrées en soins critiques peuvent être attribuées au variant Delta.

En outre, les données montrent qu’“en première analyse, les durées d’hospitalisation semblent plus courtes pour le variant Omicron par rapport au variant Delta.”

Surreprésentation des non-vaccinés dans les ”événements liés au Covid”

En ce qui concerne l’impact de la vaccination, la Drees estime que “la protection vaccinale demeure élevée contre les formes graves d’infection au variant Omicron, même si elle est inférieure à celle contre le variant Delta”.

L’organisme s’interroge toutefois sur ce qui pourrait expliquer la moindre sévérité du variant Omicron. Il est évoqué notamment le fait qu’Omicron est arrivé dans un contexte de forte immunité de la population, les personnes déjà infectées, notamment par Delta, pouvant être mieux immunisées contre les formes graves. Il serait aussi davantage représenté dans les populations jeunes et vaccinées que le Delta, ce qui pourrait expliquer leur meilleure résistance aux symptômes, souligne la Drees. 

Dans son étude, la Drees rappelle également qu’il y a “une surreprésentation des personnes non-vaccinées dans les événements liés au Covid par rapport à leur part dans la population générale”.

Plus précisément, l’étude a analysé les données de contaminations entre le 6 décembre 2021 et le 2 janvier 2022 pour les 9% de Français de plus de 20 ans non-vaccinés. Cette part représente 19% des tests PCR positifs chez les personnes symptomatiques, 44% des admissions à l’hôpital avec le Covid-19, 44% des décès après hospitalisation, mais également 58% des admissions en soins critiques.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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