Le Covid, nouvelle source d'inspiration pour les légendes urbaines

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Différentes des théories du complot, les légendes urbaines mélangent histoires vraies et faux faits divers. Elles rencontrent d'autant plus d'écho en période de crise et la pandémie actuelle nous en fournit une nouvelle illustration. Analyse avec le chercheur Julien Giry.

Dans les premières années après l'apparition du VIH, une légende urbaine prétendait que des individus mal intentionnés avaient placé des aiguilles contaminées dans des fauteuils de cinéma. La pandémie mondiale de Covid-19 a-t-elle fait naître de pareilles rumeurs ? Julien Giry, politologue, chercheur à l'université de Tours impliqué dans le programme de Vérification de l'Information dans le Journalisme, nous éclaire.Marianne : Le Covid a-t-il déjà engendré son lot de légendes urbaines ?Il y en a quelques-unes : ce qui y a ressemblé le plus, ce sont les messages affirmant que telle infirmière qui avait soigné telle connaissance lui avait raconté que les médecins étaient payés pour déclarer des cas Covid. Mais ces légendes urbaines restent très minoritaires par rapport aux fake-news ou aux théories du complot.Julien Giry : Justement, comment les différencier ?Une légende urbaine, c'est une histoire exemplaire, une anecdote avec un sous-texte moral ou une idéologie implicite, qui est arrivée "près de chez vous". Il y a un caractère de proximité - le restaurant du coin qui ne sert pas de la vraie viande, les enlèvements dans les cabines d'essayage de tel magasin -, même si la source est floue. C'est...

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