Covid: le nouveau confinement en Angleterre passe mal chez les conservateurs

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L’Angleterre est soumise à un nouveau confinement national à partir de ce jeudi. Depuis minuit, pubs, bars, restaurants et les commerces non essentiels doivent rester fermés jusqu’au 2 décembre. La population est juste autorisée à aller au travail, acheter de la nourriture ou faire du sport. La décision a été confirmée par le Parlement mercredi soir.

Avec notre correspondante à Londres, Muriel Delcroix

L’imposition d’un second confinement en Angleterre a été approuvée à une large majorité grâce notamment aux voix de l’opposition travailliste qui réclamait depuis plusieurs semaines déjà des mesures plus strictes pour enrayer une reprise de la pandémie. Durant le débat à la Chambre des Communes, Boris Johnson a défendu la nécessité d’agir vite au risque de voir le nombre de morts atteindre des proportions « gravissimes » avec des hôpitaux très vite débordés.

Pour calmer la grogne ambiante, le Premier ministre a dit espérer une réouverture des commerces juste avant Noël, saluant les « efforts héroïques » des entreprises très éprouvées par la pandémie. Mais les arguments de Boris Johnson qui avait jusque-là rejeté catégoriquement un reconfinement national n’ont pas convaincu.

48 000 décès au Royaume-Uni

Ce rétropédalage forcé, annoncé de façon brouillonne, lui a valu la rébellion ouverte de 34 députés conservateurs d’une loyauté d’habitude sans faille. Ces derniers s’inquiètent d’un impact économique sévère et voient aussi ces mesures comme une atteinte aux libertés individuelles de la part d’un gouvernement jugé « arrogant ».

Ce reconfinement entre pourtant en vigueur alors que le Royaume-Uni est le pays le plus endeuillé par la pandémie en Europe avec près de 48 000 décès, dont 492 les dernières 24 heures, du jamais vu depuis le mois de mai.