Covid: Macron veut croire à "la fin de l'épidémie en 2022" mais elle y entre à des niveaux inédits

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Dans son allocution du 31 décembre, le président de la République Emmanuel Macron a émis le vœu que 2022 soit l'année de sortie de l'épidémie, et ce alors que le variant Omicron provoque des niveaux de contaminations jamais vus. (Photo: Capture d'écran Élysée)
Dans son allocution du 31 décembre, le président de la République Emmanuel Macron a émis le vœu que 2022 soit l'année de sortie de l'épidémie, et ce alors que le variant Omicron provoque des niveaux de contaminations jamais vus. (Photo: Capture d'écran Élysée)

CORONAVIRUS - “Je veux vous dire que je suis résolument optimiste.” Ce vendredi 31 décembre, comme de coutume dans les dernières heures de l’année, le président de la République Emmanuel Macron a prononcé une allocution télévisée d’une quinzaine de minutes. Un discours forcément influencé par le très vif regain de l’épidémie de Covid.

Quelques minutes avant que le chef de l’État prenne la parole, Santé publique France avait effectivement fait état d’un nouveau nombre record de contaminations dans le pays, du fait du variant Omicron. Ce vendredi, 232.200 nouveaux cas ont ainsi été comptabilisés sur le territoire.

Une donne qui n’a pas empêché Emmanuel Macron de se montrer, donc, “résolument optimiste” dans son allocution. “2022 sera peut-être l’année de sortie de l’épidémie, l’année où nous pourrons voir l’issue de ce jour sans fin”, a-t-il même tenté.

Un appel aux Français non vaccinés

Et pour cause: le locataire de l’Élysée, qui prend ce samedi 1er janvier la présidence de l’Union européenne, avait un message à faire passer. L’idée que la France est désormais mieux armée face au coronavirus, en particulier grâce à la vaccination.

Ainsi, s’il a admis d’emblée que “les semaines à venir seront difficiles” et que “le virus circulera de plus en plus”, le chef de l’État a tenu à marquer une évolution positive de la situation comparé à l’an passé. “Par rapport au même moment l’an dernier, où les contraintes étaient beaucoup plus fortes, nous avons l’arme du vaccin et les acquis de l’expérience collectives”, a-t-il insisté. “Nous avons de vraies raisons d’espérer.”

À cet égard, Emmanuel Macron a évoqué les 53 millions de Français ayant reçu au moins deux doses de vaccin contre le Covid et les 24 millions qui ont déjà eu droit à une dose de rappel. Des éléments qui lui font dire que “nous pourrons surmonter cette vague en limitant au maximum les restrictions, en continuant de toute faire pour préserver l’activité et ce que nous avons de plus précieux: l’école et l’éducation de nos enfants”.

Et d’en venir à un appel lancé à l’adresse des “cinq millions” de Français qui n’ont pas encore été vaccinés: “Faites ce geste simple pour vous, pour nos compatriotes, pour notre pays.” “La vaccination est notre plus sûr atout”, a expliqué le chef de l’État, vantant un vaccin qui permet de “réduire fortement la transmission” du virus et qui “divise par dix les risques de formes graves”.

Le retour du “quoi qu’il en coûte”

Néanmoins, alors que les records de nouveaux cas tombent pratiquement chaque jour, le président de la République a aussi admis que les prochaines semaines allaient être compliquées. “Nombre de nos activités vont être désorganisées à cause de ce nouveau variant si contagieux”, a-t-il par exemple prévenu, tout en assurant que l’État serait présent pour “assurer la continuité des services publics et de la vie de la Nation”.

Dans ce registre, il a notamment répété que les différents secteurs qui connaîtraient des difficultés à cause du variant Omicron -le sport, la culture, le tourisme, l’événementiel par exemple- seraient aidés. Le “quoi qu’il en coûte” a ainsi été évoqué par le chef de l’État dans le but de “protéger les plus vulnérables, les hôpitaux, les soignants, l’économie, nos emplois”.

Après avoir rapidement eu une pensée pour les 123.000 Français victimes du Covid depuis le début de l’épidémie, Emmanuel Macron s’est ainsi engagé à “prendre des décisions proportionnées” pour gérer les prochaines semaines, “sur la base des faits et de la science”. Il a ainsi assuré que tout serait fait “pour éviter de prendre des restrictions qui pèsent sur nos libertés”.

Et de conclure, toujours sur ce registre de l’optimisme et en invitant les Français à continuer à respecter les gestes barrières: “Restons unis, bienveillants, solidaires, du côté de la vie. Alors 2022 sera l’année de tous les possibles.” Un vœu pieux alors que la pression sur le système hospitalier est de plus en plus tangible, surtout à quelques minutes d’un réveillon de la Saint-Sylvestre marqué par la propagation exponentielle d’Omicron.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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