Covid long chez les enfants : une maladie rare, mais bien réelle

BELGA/AFP - JAMES ARTHUR GEKIERE

Une étude portant sur près de 2 millions de mineurs montre que le Covid-19 augmente bien le risque de développer diverses complications à long terme, en plus du syndrome multi-inflammatoire pédiatrique (PIMS).

Malgré un grand nombre de et plusieurs études scientifiques, certains chercheurs de l’existence du Covid long chez les enfants. Selon eux, les études sur le sujet manquaient de solidité (petites cohortes, pas de groupe témoin...) et ils prévenaient que ces complications à long terme pourraient être en fait dues à d’autres facteurs aggravés par la pandémie, mais pas forcément à l’infection (situation sociale, facteurs psychologiques et mentaux, facteurs économiques…). Mais une nouvelle étude avec une grande cohorte et un groupe témoin considérable vient nous aider à sortir de ce flou. Publiée en (pas encore revu par les pairs) le 25 mai 2022, cette étude américaine montre que même si certaines de ces conditions associées au Covid long peuvent être présentes chez les enfants non infectés, ceux ayant eu une infection ont bien un plus grand risque d'avoir ces symptômes caractéristiques du Covid long.

Une cohorte d'1,8 million d'enfants, dont 60.000 positifs pour le Covid

Cette collaboration de plusieurs universités et hôpitaux américains (Université du Colorado, Université de Stanford, hôpitaux pédiatriques de Philadelphie et de Seattle, entre autres) a utilisé les données de santé du réseau de recherche médicale pédiatrique PEDSnet. Cette cohorte inclut les patients de moins de 21 ans dans plusieurs hôpitaux pédiatriques dans le pays nord-américain, dont près d'1,8 million d’enfants hospitalisés entre mars 2020 et octobre 2021. Environ la moitié avait reçu un test PCR pour le Covid, pour 60.00 tests positifs (9,1% des patients testés).

Leurs conditions médicales durant les six mois suivant l’infection ont été comparées à celles des mineurs avec des tests PCR négatifs hospitalisés durant la même période (en excluant les enfants avec un PIMS). Ces enfants infectés avaient des risques plus élevés de perte d’odorat, perte de cheveux, douleurs de poitrine, irritations cutanées, fatigue, fièvre, diarrhée et symptômes cardiorespiratoires, entre autres. Leur risque était au[...]

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