Covid : l’Italie reconfine sans le dire

De notre correspondant à Rome Quentin Raverdy
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Le président du Conseil italien Mario Draghi visite un centre de vaccination contre le Covid à l'aéroport Fiumicino de Rome le 12 mars 2021.
Le président du Conseil italien Mario Draghi visite un centre de vaccination contre le Covid à l'aéroport Fiumicino de Rome le 12 mars 2021.

Un an après la mise sous cloche de l'Italie, le scénario se répéterait-il ? Bien que le mot de « confinement » national ait été écarté par le Premier ministre Mario Draghi, sur le terrain, la situation ne semble guère différente. Face à la progression du virus aux quatre coins du pays, les autorités transalpines ont décidé le placement en « zone rouge » de plus de la moitié des régions du Belpaese, incluant celles de Milan, Turin et Venise. Même la région de Rome, le Lazio, longtemps épargnée par les restrictions, est aujourd'hui contrainte au calfeutrage sanitaire.

Une décision qui, dès lundi, signifiera pour près de 40 millions d'Italiens la fermeture des bars et restaurants, interdiction des déplacements même au sein de sa commune de résidence ? sauf motifs impérieux ? et passage en cours à distance pour 100 % des élèves, de la maternelle jusqu'au lycée. L'autre moitié du pays, elle, passera du jaune à l'orange, synonyme de risque élevé face au virus et de renforcement complémentaire des mesures sanitaires. Exception faite de la Sardaigne, dernier îlot d'irréductibles qui, depuis une semaine déjà, jouit du statut de « zone blanche », synonyme de levée totale des restrictions (sauf port du masque et distanciation sociale).

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