Covid: le gouvernement "est allé d'échec en échec", estime Retailleau

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Le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau, le 21 octobre 2020 à Paris
Le président du groupe LR au Sénat, Bruno Retailleau, le 21 octobre 2020 à Paris

Le gouvernement "est allé d’échec en échec" depuis le premier confinement dans sa gestion de la crise sanitaire, a estimé jeudi sur franceinfo le patron des sénateurs LR Bruno Retailleau pour qui un confinement "encore plus serré" n'est pas la bonne réponse.

Une "territorialisation" des décisions est, selon lui, nécessaire pour laisser "aux préfets le soin de décider" de l'ouverture des commerces de proximité lorsque "les conditions de sécurité sont respectées".

Cette décentralisation des décisions était "le grand principe quand Monsieur Castex a été désigné pour le déconfinement", a-t-il souligné, au lendemain de la prolongation de l'état d’urgence sanitaire jusqu’au 16 février 2021.

Le président du groupe LR au Sénat est revenu sur la colère d'Olivier Véran mardi soir à l'Assemblée nationale, lorsque l'opposition avait voté à la surprise générale deux amendements ramenant la fin de cet état d'urgence à la mi-décembre, avant que les députés ne rétablissent le calendrier initial.

Lancer un "sortez d'ici!", comme s'était emporté le ministre de la Santé, "c'est la négation du Parlement", a affirmé M. Retailleau, selon qui "le message d'Olivier Véran est une forme d'abolition de la démocratie parlementaire".

"On a beaucoup de mal à dire au gouvernement qu’il faut accepter que, en contrepartie des pleins pouvoirs qu'on donne avec l’état d’urgence, il faut accepter un contrôle", a-t-il ajouté.

"A vouloir faire le silence dans les rangs, y compris de museler l'opposition, prenons garde à ce qu'un jour la colère ne soit pas relayée dans la rue", a-t-il mis en garde.

Le sénateur de la Vendée, qui ne cache pas ses ambitions pour représenter la droite en 2022, a par ailleurs affirmé que "l'insécurité, le terrorisme islamiste" et "un désordre migratoire en France" sont liés.

Il faut, selon lui, arrêter ce "flux, le tarir" et "relancer la machine à assimiler". "Les valeurs de la République, la laïcité, la liberté, l'égalité, ça s'assimile", a-t-il martelé.

Revenant sur les propos du Premier ministre Jean Castex dimanche, Bruno Retailleau a affirmé qu'"il n'y a pas eu que des moments sombres dans la colonisation" et qu'"elle ne constitue pas un crime contre l'humanité comme l'a dit Emmanuel Macron", avant son élection.

M. Castex a déclaré dimanche au journal de 20H00 de TF1, interrogé sur la lutte contre le terrorisme islamiste : "Je veux dénoncer toutes les compromissions qu'il y a eues pendant trop d'années, les justifications à cet islamisme radical : nous devrions nous autoflageller, regretter la colonisation, je ne sais quoi encore".

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