Covid : faut-il s'inquiéter de la suspension du vaccin AstraZeneca dans certains pays ?

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Après l'annonce, jeudi, de l'arrêt des injections du vaccin d'AstraZeneca par trois pays, Mathieu Molimard, professeur de pharmacologie au CHU de Bordeaux appelle à ne pas tirer de conclusions hâtives sur une éventuelle dangerosité du sérum. "Toute une démarche diagnostique" doit se mettre en place avant de pouvoir "tirer des conclusions", rappelle-t-il.

Ne pas tirer de conclusions hâtives. Voilà le message délivré par Mathieu Molimard suite à l'annonce de l'arrêt par précaution, jeudi, des injections du vaccin AstraZeneca par le Danemark, l'Islande et la Norvège. La raison : des "cas graves de formation de caillots sanguins chez des personnes qui ont été vaccinées", ont affirmé les autorités.

Au micro d'Europe 1, le professeur de pharmacologie au CHU de Bordeaux appelle cependant à ne pas considérer comme dangereux le vaccin mis au point par le laboratoire anglo-suédois.

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Un "hasard" ou une "cause" ?

"Toute la problématique est de savoir s'il s'agit d'une association ou une causalité", explique Mathieu Molimard. "Autrement dit, est-ce que l'apparition de thromboses [de caillots sanguins, ndlr] sont un pur hasard, ou est-ce que c'est le vaccin AstraZeneca qui en est la cause."

Pour en avoir le cœur net, les spécialistes de la pharmacovigilance vont "reprendre les dossiers de ces patients, voir les traitements qui ont été associés [au vaccin] pour déterminer s'il y a éventuellement d'autres causes possibles". C'est donc "toute une démarche diagnostique" qui doit se mettre en place avant de pouvoir "tirer des conclusions". "Mais pour l'instant, c'est beaucoup trop tôt", rappelle le spécialiste.

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