Covid: Le concert test d'Indochine n'a pas entraîné de sur-risque d'infection

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CORONAVIRUS - C’est une étude très attendue par le monde du spectacle que vient de dévoiler en partie l’Assistance Publique–Hôpitaux de Paris (AP-HP) ce jeudi 8 juillet. Le concert test d’Indochine, organisé le 29 mai dans une foule masquée de 5.000 personnes, n’a pas entraîné de sur-risque d’infection au Covid-19, conclut-elle. “L’étude a montré un taux d’infection similaire chez des personnes participant à un concert comparé à des personnes ne participant pas”, précise l’AP-HP dans un communiqué.

Le détail de l’étude n’a pas encore été rendu publique et sera d’abord soumis à une revue scientifique. L’organisme donne quelques détails en attendant: dans les jours qui ont suivi l’événement, 8 cas de Covid-19 ont été diagnostiqués parmi les 3917 participants au concert d’Indochine. Sur les 1947 personnes ayant participé à l’étude en restant chez eux ce soir-là, 3 ont également été positives.

En clair, 0,20% des personnes présentes au concert et 0,15% de celles qui sont restées chez elles ont été contaminées. Cela “correspond au taux d’incidence en Île-de-France estimé dans les deux semaines précédant l’événement, c’est-à-dire entre 150 et 200 cas pour 100.000 personnes”, précise l’AP-HP. De plus, parmi les 8 positifs, 5 l’étaient déjà le jour du concert, “excluant une contamination lors du concert”.

“En conclusion, la participation à un concert n’a pas été associée à un sur-risque de transmission du SARS-CoV-2 lors d’un concert en configuration debout sans distanciation physique”, explique le communiqué. Tout en rappelant que l’événement était extrêmement encadré et soumis à un protocole très strict.

Tests, masques et jeune forcé

En effet, les près de 4.000 cobayes ont dû respecter un protocole sanitaire extrêmement strict. D’abord, il fallait présenter un test antigénique datant de moins de trois jours. Mais cela ne suffit pas à écarter sur le papier tout risque de contamination: l’incubation du virus dure en moyenne 3 à 5 jours, mais peut mettre plus de temps.

Dans la salle de concert, s’il était agréable de pouvoir danser debout après tant de mois confinés ou distanciés, des mesures strictes étaient également en place. D’abord, le port du masque était obligatoire tout du long. Unique possibilité pour l’enlever: boire dans une des bouteilles d’eau distribuées par les organisateurs. Car les restaurants, bars et zones fumeurs étaient fermés.

Grâce à des caméras et une intelligence artificielle, les chercheurs ont vérifié à quel point cette règle était respectée. “La compliance a été évaluée à 91%”, précise l’AP-HP. Enfin, une ventilation optimisée de la salle a été mise en place.

Ce concert était notamment attendu par le milieu culturel, d’autant que les études réalisées à l’étranger étaient plutôt observationnelles et sujettes à de nombreux biais. Si l’étude n’est pas parfaite, l’inclusion d’un groupe de contrôle, ne participant pas au concert, permet de réaliser une comparaison scientifique dans les règles de l’art.

Une bonne nouvelle donc pour le secteur culturel, même s’il faudra attendre les résultats détaillés, publiés dans une revue scientifique, pour être certain que des biais n’ont pas pu fausser les travaux.

À voir également sur Le HuffPost: que va apporter de plus le concert-test français par rapport aux autres déjà organisés en Europe?

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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