Covid: en Belgique, l'interdiction des voyages non essentiels passe mal

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Les autorités belges ont décidé que les voyages non essentiels seront interdits pendant tout le mois de février. Une décision attendue, prise en concertation avec les gouvernements régionaux et linguistiques de ce royaume fédéral, qui vaut pour tous les déplacements à l’étranger, Union européenne comprise. L’ambition est évidemment d’empêcher de nouveaux événements super contaminateurs comme l’avaient l’an dernier été les retours de vacances des Belges qui étaient allés skier dans les Alpes.

Avec notre correspondant à Bruxelles, Pierre Benazet

La Belgique a mieux résisté à la deuxième vague du virus qu’à la première, mais elle craint une flambée des infections avec l’arrivée des nouvelles variantes du coronavirus. Cette justification ne convient pas à Younès qui partira pour l’Espagne dès que l’interdiction sera levée. « Ça m'embête un peu, honnêtement, parce que j'ai envie de partir. Depuis le temps qu'on vit ça, on a envie de changer d'air, on a envie de prendre des vacances et c'est encore fermé. Après, je comprends que ça se propagera moins, mais avec le variant qu'on a aujourd'hui, ce n'est pas un voyage qui va arrêter la propagation. »

De son côté, Guillaume avait prévu de partir au Maroc avec vingt copains. Il a bien dû y renoncer, et il comprend les craintes liées aux retours de voyages. « Si on continue à quitter le pays et à y revenir, on a plus de chance d'attraper le coronavirus. Après, d'un autre côté, je trouve ça dure et je trouve que pour notre économie il vaudrait mieux ne pas être aussi dur. »

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L’interdiction de sortir de Belgique pèse aussi à Alexandru qui voulait emmener sa fille en Roumanie. : « On ne comprend pas toutes ces mesures qui ne sont pas très cohérentes entre elles. Que des gens se trimballent dans le bus côte à côte comme des sardines et que dans les avions ça ne passera pas. Il y a des trucs qui ne sont pas tout à fait logiques. »

Il est prévu une demi-douzaine d’exemptions considérées comme des voyages essentiels, mais l’acceptation de ces nouvelles restrictions par les Belges paraît assez faible.

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