Covid-19 : "L'alerte a bien été donnée dans notre pays au mois de janvier"

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Le rapporteur de la commission d'enquête sur la gestion du coronavirus confirme qu'Agnès Buzyn a bien alerté les plus hautes autorités de l'État dès le mois de janvier.

Bernard Jomier, rapporteur de la commission d’enquête du Sénat sur la gestion du Covid-19, a déclaré sur le plateau de FranceInfo que l’alerte concernant la crise de coronavirus avait été donnée “très précocement” en France.

Alors que de nombreux spécialistes affirment que la Chine a caché pendant trop longtemps la vérité concernant le coronavirus, le rapporteur de la commission d’enquête du Sénat sur la gestion du Covid-19 affirme que la France était au courant du risque de pandémie dès le mois de janvier.

Lors d’un entretien accordé à France Info, Bernard Jomier évoque un “mystère” concernant la gestion du début de crise dans l’Hexagone, alors que les plus hautes autorités étaient au courant de la situation. “L’alerte a bien été donnée dans notre pays au mois de janvier, c'est-à-dire très précocement”. Comme elle l’affirmait en mars dernier, la ministre de la Santé de l’époque Agnès Buzyn avait donc bel et bien prévenu Édouard Philippe et Emmanuel Macron de l’ampleur de la crise qui s’annonçait. “Elle dit la vérité puisqu’on a constaté, par exemple, que dans certaines régions, des réunions de crise étaient organisées sur la question de l’arrivée du virus dans les régions concernées.”

Le mois de février très mal géré

Le ministère et les agences étaient alors en alerte dès le mois de janvier, mais “ensuite, c’est le mystère”. C’est donc le mois de février qui a très mal été géré selon le rapporteur de la commission d’enquête du Sénat sur la gestion du Covid-19 : “Durant le mois de février, on voit que le rythme des décisions a été extrêmement lent et c’est clair sur la question des masques, c’est clair sur la question des tests.”

Une seule explication selon Bernard Jomier : le dispositif de santé publique n’était pas prêt. Un paradoxe quand on sait que la France a une Agence nationale santé publique, un Haut comité de santé publique, une Haute autorité de santé et une Conférence nationale de santé. Mais malgré toutes ces instances, le chef de l’État a décidé d’en créer une nouvelle, “c’est quand même le signe que nous n’étions pas prêts.”

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