Covid: sur la 3e dose de vaccin, l'UE va plus loin que la France

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Face au Covid-19, un rappel avec une troisième dose du vaccin Pfizer améliore la production d'anticorps afin de se protéger du Covid-19, estime l'Agence européenne du médicament. (Photo: Milan Markovic via Getty Images)
Face au Covid-19, un rappel avec une troisième dose du vaccin Pfizer améliore la production d'anticorps afin de se protéger du Covid-19, estime l'Agence européenne du médicament. (Photo: Milan Markovic via Getty Images)

SCIENCE - L’Agence européenne du Médicament (EMA) estime que l’injection d’une troisième dose de vaccin Pfizer pourrait être utile pour tous les adultes de plus de 18 ans face au Covid-19.

Dans un communiqué publié ce lundi 4 octobre, l’autorité précise que les données scientifiques actuelles (partielles) montrent une hausse des anticorps si le rappel est injecté au moins six mois après la deuxième dose. Pour les personnes immunodéprimées, l’EMA recommande de ne pas attendre aussi longtemps et de réaliser cette troisième dose 28 jours après la deuxième.

L’agence européenne avait souhaité prendre le temps de la réflexion début septembre, alors que de nombreux pays lançaient leur campagne de rappel, suivant l’exemple d’Israël. La France avait ainsi autorisé l’injection de cette troisième dose pour les personnes âgées de 65 ans et plus.

L’EMA va donc plus loin que la France sur ce point en ouvrant la voie à une dose de rappel pour tous les adultes. Reste à voir si le gouvernement va revoir sa copie suite à cet avis favorable.

L’agence européenne rappelle également que les données de sûreté sont encore limitées: “le risque de troubles cardiaques inflammatoires ou d’autres effets secondaires très rares après un rappel n’est pas connu et fait l’objet d’une surveillance attentive”.

Concernant le vaccin de Moderna, l’EMA explique être encore en train d’évaluer les données sur la 3e dose. La France a déjà autorisé, suite à un avis de la Haute autorité de santé (HAS) l’injection des deux vaccins à ARN messager, sans besoin de prendre spécifiquement le même vaccin pour le rappel que pour les premières injections.

Si l’EMA évoque ici des éléments purement médicaux, la question d’une troisième dose fait aussi débat pour des raisons éthiques. L’OMS est ainsi très critique depuis début août de cette campagne de rappel alors même de la campagne de vaccination dans les pays pauvres est à la traîne.

À voir également sur Le HuffPost: la course de graphique qui montre la progression de la vaccination en France

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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