Covid-19: Xavier Bertrand accuse Emmanuel Macron de "ne rien apprendre de ses erreurs"

C.M.
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Le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand le 19 octobre 2020 à Paris - ERIC PIERMONT © 2019 AFP
Le président des Hauts-de-France Xavier Bertrand le 19 octobre 2020 à Paris - ERIC PIERMONT © 2019 AFP

Le président ex-Les Républicains (LR) des Hauts-de-France Xavier Bertrand, candidat déclaré à la présidentielle 2022, a accusé dimanche Emmanuel Macron de "ne rien apprendre de ses erreurs" sur la crise du Covid-19 et estimé qu'il n'aurait "jamais dû demander" à l'Europe de gérer les vaccins.

"Il y a pire que de ne pas vouloir reconnaître ses erreurs, c'est de ne rien apprendre de ses erreurs", a souligné Xavier Bertrand sur Europe 1/Cnews/Les Échos.

"Comment voulez-vous qu'il y ait ensuite la confiance avec le peuple français?", a-t-il demandé. "Regardez le contraste avec (la chancelière allemande) Mme Merkel qui est la référence de l'attitude des gouvernants par rapport à leur peuple", a-t-il poursuivi, alors que le chef de l'État a refusé tout mea culpa, notamment sur sa décision de ne pas reconfiner fin janvier.

Sur la vaccination, "la stratégie du départ n'a pas été la bonne", a estimé Xavier Bertrand. D'abord parce qu'"on a rechigné à payer le prix fort pour les vaccins". Ensuite parce que "Emmanuel Macron n'aurait jamais dû demander que ce soit l'Europe qui gère (la commande des vaccins) à la place des États"

Aurait-il fallu que les pays européens y aillent chacun pour soi? "Bien sûr", a-t-il répondu.

Candidat à la présidentielle de 2022

Interrogé sur le timing de sa candidature à l'Élysée, officialisée mercredi, l'ex-ministre a estimé que c'était le bon moment de "prendre (s)es responsabilités". Il a fait de sa réélection dans les Hauts-de-France lors des régionales prévues en juin une condition sine qua non de sa candidature.

"Pourquoi cette élection régionale est importante pour moi ? Parce que c'est la légitimité. Si six millions de Français ne me faisaient pas confiance, il est impossible d'aller à la rencontre de 67 millions de Français", a-t-il dit.

"Les électeurs dans les Hauts-de-France ont bien compris que si on veut vraiment changer les choses, ça se passe au sommet de l'État", a-t-il ajouté.

Alors que sa candidature ravive les crispations au sein d'une droite encore convalescente après deux échecs à la présidentielle, il s'est à nouveau dit opposé à la tenue d'une primaire, persuadé de "rassembler les uns et les autres" autour de son "projet", sachant que plusieurs autres acteurs comme Valérie Pécresse, Bruno Retailleau, Laurent Wauquiez ou Michel Barnier, ont fait part de leur intérêt pour 2022.

Sur son programme, Xavier Bertrand a insisté sur le "rétablissement de l'autorité" sans lequel "il n'y aura pas de sécurité", répété qu'il voulait abaisser à 15 ans l'âge de la majorité pénale et insisté que "l'identité nationale n'est pas négociable".

Il compte aussi avoir recours davantage au référendum et plaide pour un mandat présidentiel unique.

Article original publié sur BFMTV.com