Covid-19 : le virus réussit grâce à notre sucre et notre gras

SIMONE ALEXOWSKI / SCIENCE PHOTO / SAE / Science Photo Library via AFP

Le coronavirus aurait réussi son passage vers l’humain en s’accrochant à des sucres à la surface de nos cellules. Et une fois dans la cellule, il s’alimente de notre gras pour mieux nous infecter.

Il s'agit du succès d’un virus gourmand. Comme tout virus, le coronavirus responsable du Covid-19 n’est pas autonome : il doit utiliser les outils des cellules hôtes pour se multiplier. C’est ainsi, grâce aux ressources de son hôte, que le coronavirus parvient à l’attaquer. Notamment le sucre et le gras auraient permis au Sars-CoV-2 de passer à l’être humain et de l’infecter aussi efficacement.

La poignée de porte des cellules humaines aurait été un sucre

Les chauve-souris hébergent un grand nombre de coronavirus, qui normalement n’arrivent pas à infecter l’être humain. Mais, comme son prédécesseur Sars-Cov (responsable du Sras), le Sars-CoV-2 a néanmoins réussi à faire le saut jusqu'à nous. Ce passage aurait été possible grâce à un sucre, selon une étude publiée le 23 juin dans le journal Science.

Des chercheurs de l’Université d’Oxford (Royaume-Uni) et de l’Institut Rosalind Franklin à Oxford ont mis en évidence que la souche originelle de ce coronavirus avait la capacité de s’accrocher à un sucre présent sur la surface des cellules humaines : l’acide sialique. Ce sucre joue un rôle central dans la communication entre les cellules, mais il peut aussi faciliter l’infection par certains pathogènes. C’est par exemple le cas du virus de la grippe, qui s’accroche à ce sucre avec sa protéine hémagglutinine et ensuite le coupe avec sa neuraminidase (le H et le N qui servent à nommer les variants de ce virus, tel que H1N1, endémique chez les humains). D’autres coronavirus sont connus pour utiliser cette stratégie afin de mieux s’accrocher aux cellules, tels que le coronavirus Mers.

En étudiant de très près l’interaction entre le coronavirus et les cellules hôtes (avec des technologies d’imagerie de très haute résolution et de la résonance magnétique), les chercheurs ont mis en évidence que la première souche du Sars-CoV-2 (celle qui a infecté l’humain en premier) avait la même capacité. Elle s’accrochait aux cellules humaines à travers ces sucres, ce qui lui permettait ensuite de s’agripper [...]

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