Covid-19 : les vaccins pourront-ils un jour venir à bout des variants ?

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Le laboratoire Pfizer-BioNTech a mis au point une troisième dose de son vaccin destinée à contrer les variants brésilien et sud-africain. Au fur et à mesure que le virus mute, faudra-t-il se vacciner régulièrement contre le Covid-19 ?

Les variants du SARS-CoV-2, le virus responsable du Covid-19, n'ont pas fini de nous inquiéter. Tandis qu'ils se multiplient sur la planète, comme récemment qui soucie les autorités sanitaires, certains laboratoires se préparent à commercialiser une troisième dose de vaccins pour essayer de répondre à leurs apparitions. C'est le cas de Pfizer-BioNTech, qui a mis au point une injection spécialement dédiée à contrer les variants brésiliens et sud-africains. Mais dans cette course contre les variants, la science a toujours un temps de retard...

Car les scientifiques voient en permanence apparaître de nouveaux variants. Les plus importants sont classés en deux catégories, les "préoccupants" et ceux "d'intérêt". Si bon nombre d'entre eux, en cours d'évaluation, n'envahissent pas la population, certains peuvent s'avérer plus contagieux ou plus virulents - c'est-à-dire susceptibles de donner des formes plus graves de la maladie -, voire les deux. En parallèle, tous les vaccins ne sont pas efficaces contre les variants. Ainsi l'AstraZeneca ou le Sinopharm connaissent de mauvais résultats contre le variant sud-africain. Alors, sommes-nous condamnés à essayer de contrer les mutations du SARS-CoV-2 pour enrayer sa progression ? Les vaccins pourraient-ils venir à bout du virus ? Sciences et Avenir fait le point.

Comment expliquer que parmi toutes les mutations possibles, les "mêmes" changements apparaissent à plusieurs endroits dans le monde ?

Parmi les variants préoccupants ayant émergé récemment, plusieurs portent des mutations similaires au niveau de la protéine spike, la clé d'entrée du virus dans l'organisme. On retrouve par exemple les mutations E484K chez les variants sud-africains, brésiliens et E484Q chez le variant indien. Si ces mutations similaires arrivent à peu près au même moment dans des zones géographiques très distinctes, ce n'est pas sous l'action du hasard mais en raison de la pression de sélection. "De plus en plus de gens ont rencontré des anticorps. Soi[...]

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