Covid-19 : des produits chimiques présents dans des objets du quotidien pourraient nuire au vaccin

Maxime Poul
·2 min de lecture
La présence de PFAS dans nos corps pourrait réduire l'efficacité d'un vaccin contre le Covid-19.
La présence de PFAS dans nos corps pourrait réduire l'efficacité d'un vaccin contre le Covid-19.

Des chercheurs craignent que la présence de produits chimiques dans des objets du quotidien et donc présents dans nos corps ne viennent réduire l’efficacité d’un vaccin contre le Covid-19.

Alors que de plus en plus de candidats-vaccins sont en phase III d’essais cliniques et que certains approchent même d’une mise sur le marché, des chercheurs font part de leur inquiétude. Selon eux, le vaccin pourrait perdre son efficacité en raison de produits chimiques présents dans des objets et produits du quotidien, comme le révèle le Guardian.

Emballages alimentaires, cosmétiques, vêtements...

Des perfluorés et polyfluorés (PFAS), substances signalées dangereuses pour la santé par les autorités françaises depuis 2009, sont en effet fréquemment présents dans nos corps. Ces substances nocives se trouvent dans de nombreux produits du quotidien comme des emballages alimentaires, des poêles anti-adhésives, des cosmétiques, des peintures, des vêtements ou encore des revêtements de sol. Elles sont depuis plusieurs années associées à un risque élevé de lésions hépatiques, de fertilité ou encore de cancers.

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Certains de ces produits chimiques pourraient causer également un autre problème moins connu mais tout aussi important : la réduction de l’efficacité de certains vaccins. “À ce stade, nous ne savons pas si cela aura un impact sur une vaccination contre le Covid-19, mais c’est un risque”, affirme Philippe Grandjean, professeur de médecine environnementale à l’université du Danemark du Sud et à la Harvard School of Public Health. “Il faut croiser les doigts”, ajoute-t-il

Des risques d’aggravation de la maladie

Comme le rappelle le Guardian, une étude menée par ce scientifique danois en 2018 avait en effet révélé que les enfants exposés aux PFAS avaient des concentrations d’anticorps considérablement réduites après avoir été vaccinés contre le tétanos et la diphtérie.

D’après Libération, dans une autre étude publiée avant d’être approuvée par des pairs, Philippe Grandjean et d’autres chercheurs danois ont également mis en évidence le rôle d’un certain type de PFAS, le PFBA. Cette substance s’accumulerait dans les poumons et pourrait donc considérablement augmenter la gravité des symptômes du Covid-19 chez certains patients.

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