Covid-19: le vaccin Moderna obtient l'aval de l’Union européenne

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L'Agence européenne du médicament, qui se réunissait ce mercredi 6 janvier pour la deuxième fois de la semaine, a finalement tranché en donnant son autorisation pour l'utilisation du vaccin Moderna dans les pays de l'Union européenne.

Après le vaccin de Pfizer, celui de Moderna est le deuxième à être autorisé dans les pays de l'Union européenne. Tous deux basés sur la même technologie de l'ARN messager, la nouvelle formule est efficace à 94% contre les formes graves du coronavirus. Son principal atout : se conserver à seulement -20 degrés au lieu des -70 degrés chez Pfizer. Un avantage déterminant dans la logistique pour son transport mais aussi pour son stockage.

Déjà utilisé aux États-Unis, au Canada et en Israël, l'Union européenne a pour l'instant commandé 160 millions de doses à Moderna, le double du contrat initial passé en novembre. Elles doivent être livrées en intégralité entre le premier et le troisième trimestre 2021. Mais, une source à Bruxelles n'était pas en mesure de dire précisément à partir de quand et à quel rythme. La France devrait quant à elle recevoir à terme environ 500 000, soit autant qu'elle en reçoit chaque semaine de Pfizer.

Moderna vise 1 milliard de doses en 2021

Avant même la validation de Bruxelles, Moderna a annoncé avoir augmenté son estimation de production mondiale pour 2021 de 500 à 600 millions. La biotech américaine continue à investir et à embaucher dans l'espoir de pouvoir atteindre 1 milliard de doses cette année.

Du côté de Pfizer/BioNtech, l'Union européenne a récemment porté sa commande à 300 millions de doses en exerçant une option prise au moment du contrat. Pour l'instant, ces commandes aux deux laboratoires permettraient de vacciner la moitié de la population européenne, à raison de deux doses par personne.

Outre Pfizer-BioNTech et Moderna, la Commission a conclu des contrats avec AstraZeneca, Johnson & Johnson, Sanofi-GSK et CureVac, et envisage d'en signer un avec Novavax. Bruxelles a également indiqué être en train de négocier des doses supplémentaires du vaccin Pfizer-BioNTech, mais sans donner de chiffre.