Covid-19 : comment va fonctionner l'arrêt de travail "immédiat" en cas de symptômes du coronavirus ou de cas contact ?

Le gouvernement tente de renforcer sa stratégie "tester, tracer, isoler". Le Premier ministre a annoncé, jeudi 7 janvier, de nouveaux outils pour "mieux garantir l'effectivité de l'isolement des personnes positives et leurs cas contacts". Une mesure a été mise en avant : la possibilité d'obtenir un arrêt de travail immédiat, sans consultation médicale et sans délai de carence, en cas d'apparition de symptômes du Covid-19 ou de contact avec une personne porteuse du virus.Une déclaration en ligne Que faire en cas de symptômes ou de contact avec une personne infectée ? La démarche se veut simplifiée, afin "d'inciter au maximum les personnes présentant des symptômes à rester isolées à leur domicile", selon le ministère de la Santé. Il suffira donc de se déclarer, à partir du 10 janvier, sur le site declare.ameli.fr ou declare.msa.fr, pour obtenir un arrêt de travail. Une indemnisation quasi intégrale L'autre nouveauté de cet arrêt de travail concerne l'indemnité perçue. En effet, cette démarche permet de bénéficier du versement des indemnités journalières et du complément employeur, sans délai de carence ou conditions d'ouverture du droit, dès la déclaration des symptômes et le premier jour d'arrêt. Le gouvernement entend ainsi "répondre aux craintes relatives aux conséquences sur la rémunération" des Français, qui continuent à se rendre au travail malgré des symptômes évoquant le Covid-19, a expliqué Olivier Véran, ministre des Solidarités et de la Santé. "Le salarié reçoit une indemnité journalière versée par l'Assurance-maladie, à hauteur de 50% du salaire brut, et une indemnité complémentaire versée par l'employeur, de 90% du salaire brut, dès le premier jour d'arrêt. Le taux de remplacement atteint 99% du salaire net", détaille le ministère de la Santé à franceinfo. Un test obligatoire Afin d'obtenir cet arrêt de travail, la personne concernée doit s'engager à réaliser un test antigénique ou RT-PCR dans les deux jours suivants la déclaration. Si aucun test n'est réalisé dans ce délai, l'arrêt ne sera pas indemnisé du tout. Si le résultat du test est négatif, elle peut reprendre son activité professionnelle et "l'arrêt de travail s'interrompt le soir-même", précise le ministère de la Santé à franceinfo. Si le test est positif, l'arrêt de travail est alors prolongé, avec un suivi de l'Assurance-maladie. Enfin, si des symptômes persistent après l'obtention d'un test négatif au coronavirus, la personne doit cette fois consulter un médecin qui pourra éventuellement lui prescrire un arrêt de travail. Un suivi de l'Assurance-maladie Une fois le processus enclenché, l'Assurance-maladie va opérer un suivi "systématique, avec deux à trois appels téléphoniques sur sept jours", a précisé le Premier ministre. Cela ne concerne que les personnes dont le test se révèle positif, précise le ministère de la Santé à franceinfo. En plus de cela, "une visite à domicile par un infirmier" sera proposée, à partir du 20 janvier, a complété Jean Castex.