Covid-19: Véran défend l'ouverture des écoles mais promet des solutions "adaptées" quoi qu'il advienne

Jules Pecnard
·2 min de lecture
Olivier Véran le 2 mars 2020 à l'Assemblée nationale - Thomas COEX © 2019 AFP
Olivier Véran le 2 mars 2020 à l'Assemblée nationale - Thomas COEX © 2019 AFP

La question est dans tous les esprits et le sera toute la semaine. Lors de la séance de questions au gouvernement à l'Assemblée nationale ce mardi, Olivier Véran a été interrogé à plusieurs reprises au sujet de la circulation du Covid-19, qui augmente sensiblement en milieu scolaire. Depuis l'automne dernier, l'exécutif se fait fort d'avoir choisi, contrairement à ses voisins européens, de maintenir les écoles ouvertes.

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Inquiet de l'aggravation de l'épidémie dans son département de la Seine-Saint-Denis, le député communiste Stéphane Peu a interrogé le ministre des Solidarités et de la Santé sur cette stratégie. "Les enseignants et les parents vous demandent que les écoles restent ouvertes mais pas à n'importe quel prix", a-t-il indiqué.

"Oui, le virus circule aussi dans les établissements scolaires", lui a répondu Olivier Véran, tout en défendant le choix du gouvernement.

"Le taux de positivité des tests est un peu plus élevé, d'ailleurs, dans les lycées que dans les collèges, dans les collèges que dans les écoles primaires, et dans les écoles primaires que dans les maternelles", a-t-il poursuivi.

"Adaptation du protocole"

Le ministre en a déduit que le maintien de l'ouverture des écoles, afin de permettre à la fois aux élèves de continuer à apprendre et à leurs parents de travailler plus facilement, nécessitait "l'adaptation du protocole sanitaire" en fonction de l'évolution de la crise. "Dès qu'il y a un cas positif dans une classe, la classe est fermée, de manière à éviter la diffusion du virus", a-t-il rappelé.

"Quoi qu'il devait advenir dans les prochains jours, nous continuerons à faire le maximum pour permettre à nos enfants d'avoir des solutions éducatives, et/ou des solutions de garde les plus adaptées possibles à la gravité du moment", a ensuite concédé Olivier Véran, sans préciser quelles seraient ces solutions.

Interrogé plus tard, et de façon plus virulente, sur le même sujet par le député insoumis Eric Coquerel, le ministre de la Santé a réitéré sa position: "Nous assumons le choix de maintenir l'éducation le plus longtemps possible."

Article original publié sur BFMTV.com