Covid-19 : une dose de vaccin pourrait suffire si vous avez déjà été contaminé

Matthieu Brandely
·2 min de lecture
Photo d'illustration

Une étude montre qu’une dose de vaccin ARNm chez une personne qui a déjà eu le Covid-19 permet d'obtenir autant d'anticorps qu'avec deux injections chez quelqu’un qui n'a pas été infecté.

Une dose de vaccin suffirait aux personnes qui ont déjà eu le Covid-19. C’est ce que conclut une étude, rapportée par le New York Times, qui remarque que l’efficacité d’une dose de vaccin ARNm chez un ancien malade permet d’obtenir autant d’anticorps que deux doses chez un individu qui n’a jamais été infecté par le SARS COV-2.

Au cours de cette étude, les chercheurs ont constaté que les personnes qui avaient déjà été infectées par le virus signalaient plus souvent de la fatigue, des maux de tête, des frissons, de la fièvre et des douleurs musculaires et articulaires après la première injection que les vaccinés n’ayant jamais eu le Covid-19.

“J’ai fait la covid en mars, je laisse la 2e dose à quelqu’un d’autre”

Autre constat, les vaccinés ayant déjà été infectés par le SARS-COV-2 présentent des niveaux d'anticorps beaucoup plus élevés après les première et deuxième doses du vaccin. Se basant sur ces observations, le chercheur, qui a dirigé l’étude, estime “qu'une seule vaccination devrait suffire” pour les personnes précédemment infectées, a déclaré Florian Krammer, virologue à l'école de médecine Icahn du mont Sinaï.

Un constat partagé notamment par Rémi Salomon, président de la Commission Médicale d'Etablissement de l'APHP.

Rémi Salomon, président de la Commission Médicale d'Etablissement de l'APHP.
Rémi Salomon, président de la Commission Médicale d'Etablissement de l'APHP.

Si l’étude, qui doit encore être soumise à une validation d’autres scientifiques avant d’être publiée dans une revue scientifique, une telle pratique, après validation par les autorités de santé permettrait d’économiser de nombreuses doses, facilitant ainsi l’accélération de la vaccination.

Une étude qui doit être approfondie

“Cela éviterait également aux individus des douleurs inutiles lors de l’administration de la deuxième dose et libérerait des doses de vaccin supplémentaires”, souligne l’auteur de l’étude, Florian Krammer. A noter que l’”étude a pris en compte les vaccins à ARNm, comme Pfizer et Moderna, ce qui exclut les vaccins comme AstraZeneca de telles observations.

Les auteurs de l’étude soulignent toutefois que le faible nombre de personnes auprès de qui l’étude a été menée nécessite d’approfondir les observations. En effet, les chercheurs ont évalué les symptômes après vaccination chez 231 personnes, dont 83 avaient déjà été infectées et 148 ne l'avaient pas été, et observé la réponse immunitaire chez 109 personnes dont 68 n'avaient pas été infectées auparavant.

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