Covid-19: la Turquie se reconfine partiellement après une explosion des cas à Istanbul

·2 min de lecture

Confinement partiel, restaurants interdits d'accueillir des clients, école à distance... Le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé mardi 17 novembre de nouvelles mesures contre la pandémie de coronavirus, en particulier à Istanbul. Depuis plusieurs semaines, des associations de médecins tirent la sonnette d’alarme sur l’explosion des cas. Officiellement, la Turquie a plus de 420 000 cas et 11 700 décès, un chiffre très en deçà de la réalité, selon le maire de la plus grande ville du pays.

Avec notre correspondante à Istanbul, Anne Andlauer

Pour l’instant, c’est un reconfinement partiel, plus limité encore que celui que la Turquie avait connu au printemps. Les Turcs seront soumis à un couvre-feu entre 20h et 10h du matin, mais uniquement le week-end. Les jeunes de moins de 20 ans, comme les plus de 65 ans, ne pourront plus sortir que quelques heures par jour, à l’exception de ceux qui travaillent. L’enseignement se fera à distance jusqu’à fin décembre.

Les restaurants et cafés ne pourront proposer que des ventes à emporter. Les centres commerciaux, supermarchés et coiffeurs baisseront le rideau à 20h, tandis que les cinémas resteront fermés jusqu'à la fin de l'année.

Le président Erdogan a justifié ces mesures en qualifiant la situation sanitaire de « très grave », évoquant le « niveau préoccupant » du nombre de cas et de morts, « notamment à Istanbul ».

Le nombre officiel de décès en 24 heures est repassé ce mardi au-dessus de la barre de 100, une première depuis fin avril.

Mais des organisations de médecins accusent depuis des mois les autorités turques de dissimuler l’ampleur réelle de l’épidémie. Le maire d'Istanbul Ekrem Imamoglu, issu de l’opposition, a affirmé la semaine dernière que le nombre réel de décès à Istanbul était chaque jour supérieur à celui annoncé par le gouvernement pour l’ensemble du pays.

À lire aussi : Ekrem Imamoglu, l’anti-Erdogan élu maire d'Istanbul