Exposition au Covid-19 : les travailleurs de la deuxième ligne sont amers

Il est 17 heures, la journée de Mehdi Kouider, éboueur, et de ses équipes commence. Elle se terminera à minuit, à la fin de la collecte des déchets. Le boulanger a pensé à eux, il leur a apporté des brioches à partager. Des marques de soutien fréquentes depuis le premier confinement. "On se sent vraiment comme des super-héros", confie Mehdi Kouider. Au cours de la crise, lui et ses collègues ont continué à ramasser les poubelles malgré le risque d'exposition au virus. "On ne savait vraiment pas à quoi s'attendre pendant le premier confinement par rapport à la maladie, par rapport aux déchets, est-ce qu'on était mis en danger ou non ? On a eu vraiment peur par rapport à tout ça", ajoute-t-il. Ils attendent une meilleure connaissance de leur travail Les aides à domiciles n'ont jamais cessé non plus de travailler. Plusieurs fois par semaine, Laure Valentin aide une maman de cinq enfants. Un soutien essentiel. Le rôle de l'aide à domicile a en effet été particulièrement important pendant la crise. Sans prime ni augmentation de salaire en 2020, l'intéressée aimerait que son métier soit mieux valorisé. Ils seraient plus de cinq millions à attendre une meilleure reconnaissance de leur travail.