Covid-19 et tests PCR : la Chine est face à une montagne de déchets médicaux

Chaque jour en Chine, des agents en combinaison intégrale insèrent des centaines de millions d'écouvillons jetables dans les gorges pour des tests PCR à grande échelle. Problème : l'opération génère une immense quantité de déchets médicaux.

Avec sa stratégie zéro Covid, la Chine est la dernière grande économie à vouloir coûte que coûte empêcher toute infection, officiellement pour éviter de submerger ses hôpitaux face au faible taux de vaccination des seniors. Dans son arsenal anti-coronavirus : des quarantaines obligatoires, des confinements localisés et donc des dépistages massifs, devenus quasi quotidiens dans certains endroits. De Pékin à Shanghai, en passant par Shenzhen, la "Silicon Valley chinoise" siège de nombreuses entreprises technologiques, les villes sont désormais parsemées de petits préfabriqués ou tentes qui proposent des tests PCR gratuits.

Des centaines de millions de personnes ont l'obligation de se faire tester tous les trois ou deux jours, voire quotidiennement. Ces tests PCR, qui créent une masse immense de déchets médicaux, constituent une charge économique croissante pour les collectivités locales, déjà lourdement endettées, qui doivent y consacrer des dizaines de milliards d'euros.

Dépistage du Covid-19, le 20 juin 2022 à Pékin (AFP - Noel Celis)
Dépistage du Covid-19, le 20 juin 2022 à Pékin (AFP - Noel Celis)

"La quantité de déchets médicaux qui est générée quotidiennement est d'une ampleur presque sans précédent dans l'histoire de l'humanité", estime Yifei Li, expert en environnement à l'Université de New York à Shanghai. "Les problèmes sont déjà énormes et ils vont continuer à s'aggraver", déclare-t-il à l'AFP. La Chine, où l'environnement a lourdement souffert du développement économique, a renforcé durant la dernière décennie sa législation contre la pollution de l'air et de l'eau.

Multipliée par six

Le pays vise également la neutralité carbone d'ici 2060, un objectif ambitieux et extrêmement incertain au regard de la dépendance actuelle du géant asiatique au charbon.

Des tubes de tests PCR, le 18 avril 2022 à Shangha (AFP/Archives - LIU JIN)
Des tubes de tests PCR, le 18 avril 2022 à Shangha (AFP/Archives - LIU JIN)

La généralisation des tests PCR pose un nouveau défi environnemental. Pour quelques dizaines de cas positifs détectés chaque jour en Chine, il aura fallu dépister des centaines de millions de p[...]

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