Comment le Covid-19 et le télétravail ont fait ressortir le jogging du placard

Benoît Jourdain
·1 min de lecture

Les pantalons de jogging sont un signe de défaite. Vous avez perdu le contrôle de votre vie, donc vous sortez en jogging." Karl Lagerfeld n'a jamais aimé le jogging. On peut légitimement penser que le grand couturier, mort en février 2019, n'aurait pas supporté cette pandémie qui a vu le retour en force de ce vêtement confortable, mais synonyme de "lose" et "anti-chic" dans l'imaginaire du grand public. Comment ce vêtement, au départ dédié aux sportifs, puis devenu costume préféré des rappeurs et des "millenials" s'est-il fait une place à part entière dans notre garde-robe ? Et comment l'apparition du Covid-19 a-t-elle fait de lui un compagnon particulièrement recherché en ces périodes de télétravail et de confinement ? Retour sur la trajectoire de ce paria devenu tendance.

Des terrains de sport au canapé

La première fonction d'un vêtement est de s'habiller pour ne pas être nu comme un ver. Une lapalissade que complète Isabelle Crampes, commissaire générale de l'exposition "Vêtements modèles" – organisée au Mucem à Marseille en 2020 – et fondatrice du site de vente de vêtements detoujours.com : "Le vêtement, à la base, est défini pour un usage : le travail, le sport...", avance-t-elle à franceinfo. Le jogging est donc dédié à la pratique sportive, mais à l'origine, "autour du XVIIe, XVIIIe siècle, date la commissaire, un caleçon long, qui était un sous-vêtement, a fait son apparition."

"Cordon à la taille, serré aux chevilles, on peut dire qu'il était l'ancêtre du (...)

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