Covid-19 : le stress de la pandémie multiplie par 4 les syndromes du "coeur brisé"

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Le nombre de syndromes du "coeur brisé", aussi appelé Takotsubo, aurait explosé en raison du stress engendré par la crise du Covid-19.

Depuis son apparition, la pandémie de Covid-19 a réveillé bon nombre de pathologies psychiatriques liées au stress et à la dépression. Mais le climat anxyogène que nous connaissons depuis bientôt un an a également des conséquences sur le plan cardiologique. Les cas de syndrome du "coeur brisé", aussi appelé Takotsubo, ont explosé depuis le début de la pandémie. Cette maladie est désignée par ce surnom japonais qui signifie "piège à pieuvre", car le ventricule gauche du cœur atteint fait penser au vase utilisé par les pêcheurs de pieuvres, soit un cou étroit et un corps gonflé.

De son nom scientifique, la "cardiomyopathie", ce syndrome touche particulièrement les femmes ménopausées. Il serait déclenché par une montée de stress. Le cœur se serrerait sous l'effet des catécholamines, une hormone produite dans les situations de stress. Cette contraction involontaire temporaire des petits vaisseaux dans le muscle cardiaque conduit à une diminution de la circulation sanguine et donc une défaillance de l'organe. Dans sa phase aiguë, les symptômes du "cœur brisé" sont similaires à ceux d'un infarctus du myocarde (la "crise cardiaque") : il se manifeste par des douleurs thoraciques (dans les trois quarts des cas), un essoufflement (dans presque 50 % des cas) et une syncope (dans moins de 10 % des cas) selon une étude publiée dans le (NEJM). La pathologie pourrait intervenir dans des situations de stress émotionnels très diverses, comme la perte d'un être cher, un conflit familial ou au travail. Mais contrairement aux premières descriptions faites sur ce syndrome, cette étude souligne que d'autres facteurs (insuffisance respiratoire aiguë, intervention chirurgicale, etc.) déclenchent plus souvent la maladie (36 % des cas) que ces causes d'ordre émotionnel (27,7 %). Par ailleurs, aucun événement stressant n’a été mis en évidence chez près d’un patient sur trois.

4 fois plus de cas depuis l'apparition du Covid-19

Toutefois, le climat stressant de la pandémie serait responsable [...]

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