Covid-19 : le sport devrait être la première des mesures barrières

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Le manque d'activité physique régulière pèserait plus sur le risque d'hospitalisation, d'entrée en réanimation et de décès du Covid-19 que l'obésité ou le tabagisme, d'après une étude américaine.

Être inactif multiplierait le risque d'hospitalisation par 2,3 et de décès par 2,5 en cas de Covid-19, par rapport aux personnes réalisant une activité physique suffisante et régulière, d'après une nouvelle étude publiée dans le . Le sport serait donc le facteur modifiable le plus protecteur face au Covid-19, devant la consommation de tabac, concluent les auteurs.

Il est recommandé de pratiquer 150 minutes de sport par semaine

"C'est un signal d'alarme sur l'importance d'un mode de vie sain et notamment de l'activité physique", explique le co-auteur de l'étude Robert E. Sallis dans un communiqué. Alors que des millions de gens, dont les Français, sont depuis un an au pire confinés à domicile ou au mieux privés de salles de sport, il semblerait que l'activité physique doive revenir au cœur du plan de lutte contre l'épidémie de Covid-19. Pour en arriver à cette conclusion, l'équipe de chercheurs américains s'est penchée sur plus de 48.000 adultes ayant reçu un diagnostic de Covid-19 entre le 1er janvier 2020 et le 21 octobre 2020. Tous ont dû déclarer leur activité physique au cours des deux années précédentes. Les recommandations de préconisent 150 minutes de sport modérée par semaine. Les sujets qui atteignaient cet objectif étaient classés dans le groupe des actifs, ceux qui faisaient 10 à 149 minutes par semaine étaient les modérément actifs, et les inactifs déclaraient moins de 10 minutes d'activité physique hebdomadaire.

Un risque presque doublé de mourir du Covid-19

Les résultats sont édifiants. Les personnes inactives avaient 2,3 fois plus de risque que les actifs d'être hospitalisés suite à une infection au Covid-19, et 1,7 fois plus de risque d'entrer en réanimation. Être inactif multipliait également par 2,5 fois le risque d'en mourir. Même par rapport aux personnes modérément actives, les inactifs étaient pénalisés, avec un risque multiplié par 1,2 d'être hospitalisé, par 1,1 d'entrer en réanimation, et par 1,3 d'en décéder. "Comparés aux patients consta[...]

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