Covid-19 : soldats sur les plages, policiers ratissant les magasins, fortes amendes... L'Italie adopte une palette de mesures punitives

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Le Premier ministre italien Giuseppe Conte part après une réunion d'un sommet de l'UE à Bruxelles le 18 juillet 2020.
Le Premier ministre italien Giuseppe Conte part après une réunion d'un sommet de l'UE à Bruxelles le 18 juillet 2020.

Comme un retour en grâce. Pointée du doigt au début de la crise pour son nombre de malades du Covid-19, l'Italie fait désormais figure d'exception sanitaire. Alors que l'épidémie semble rebondir en France ou en Allemagne, et que Roumanie et Bulgarie sont frappées de plein fouet, la péninsule traverse actuellement une phase de tranquillité, si l'on en croit les chiffres publiés par le ministère de la Santé. Soucieuses à la perspective d'une éventuelle deuxième vague, les autorités italiennes viennent cependant d'adopter de nouvelles restrictions pour limiter la circulation du virus. Ce 28 juillet, le parlement a approuvé la prolongation de l'état d'urgence sanitaire jusqu'au 15 octobre.

A l’échelle nationale, seulement 44 patients sont actuellement en réanimation. En Lombardie, la région la plus touchée par le Covid-19, aucun décès n'a été enregistré durant les quatre derniers jours. Autre bonne nouvelle : six régions affichent un taux de contamination de 0. De quoi permettre au système sanitaire de remettre en peu d’ordre avant l’arrivée d’une éventuelle deuxième vague.

Une situation sous contrôle ?

Devant un tel succès, on imagine aisément la population italienne cloîtrée chez elle, respectant les gestes barrières, portant religieusement son masque : c'est tout le contraire. La dolce vita nocturne a repris le dessus dans les rues, donnant lieu à des rassemblements de proportions inquiétantes pour les autorités. Au point qu'une question est désormais sur toutes les lèvres : comment expliquer l’exception épidémiologique italienne ?

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