Covid-19 : une seule dose de vaccin peut-elle vraiment suffire aux personnes qui ont déjà été infectées ?

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La Haute Autorité de Santé (HAS) recommande désormais de ne proposer qu’une seule dose du vaccin aux personnes ayant été infectées par le coronavirus, car selon plusieurs études, leur réponse immunitaire après une dose du vaccin serait suffisante.

Des économies en vue ? A la suite de la publication d’une étude israélienne sur la réponse immunitaire après la première dose du vaccin, publiée le 11 février 2021 dans le journal, la Haute Autorité de Santé (HAS) a mis à jour sa . Ceci notamment pour indiquer que les personnes ayant fait une infection au coronavirus SARS-CoV-2 ne devraient être vaccinées qu’une fois, et ce trois à six mois après l’infection. En effet, selon cette étude, la réponse immunitaire après la première dose du vaccin est environ dix fois plus forte chez les personnes ayant été infectées (en comparant à celles n’ayant pas été infectées). Des résultats confirmés (en preprint, donc pas encore validées par les pairs) et qui permettraient d’économiser une dose par personne infectée.

Une réponse immunitaire élevée jusqu’à dix mois après l’infection au Covid-19

L’étude israélienne a analysé la réponse immunitaire de 514 personnes vaccinées (avec le vaccin de Pfizer/BioNTech) dans un centre médical au nord d’Israël, dont 17 avaient été infectées par le passé, mais seulement six avaient encore des anticorps contre le coronavirus. Et alors qu’ils ont tous reçu qu’une dose du vaccin, leur réponse immunitaire 21 jours après cette injection était très différente : le niveau d’anticorps IgG contre la protéine Spike du coronavirus était de 574 par millilitre chez les personnes infectées contre 62 pour ceux sans infection préalable. "Ce n’est pas étonnant, à cause de la mémoire immunitaire", explique à Sciences et Avenir Michael Edelstein, spécialiste en épidémiologie vaccinale et maladies infectieuses à l’université Bar-Ilan (Israël) et auteur de l’étude.

En effet, après une infection, le corps produit des anticorps, mais aussi des lymphocytes B à mémoire, et même quand les anticorps ne sont plus détectables, les lymphocytes B à mémoire peuvent en produire au moment d’une deuxième infection (ou du vaccin, dans ce cas) d’une façon plus rapide et plus intense. "Et c’est précisément cela qui est le plus in[...]

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