Covid-19 : les services de réanimation sonnent l'alarme

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De Beauvais à Firminy, en passant par Bobigny, des responsables médicaux s'inquiètent de l'afflux de patients.

"C'est tendu." Avec "On attend", ce sont les deux expressions désormais de rigueur chez les chefs de service en réanimation. Pour l'instant, chaque hôpital gère dans son coin et à flux tendu les patients intubés et scrute avec angoisse la situation des voisins pour savoir s'il pourra s'appuyer sur eux ou, au contraire, devoir leur prêter main-forte. "On est inquiets pour fin février début mars, alerte ­David Luis, qui dirige l'équipe de réanimation de l'hôpital de Beauvais (Oise), submergé il y a un an quand il a dû absorber les malades alentour à la suite des premiers clusters français dans le département. On a le sentiment qu'on risque de prendre une bonne vague."

D'autant que les tableaux de bord hospitaliers ont des allures de trompe-l'œil. Avec 3 298 patients en réanimation avant-hier, la moyenne nationale est en baisse de 2 % cette semaine par rapport à la dernière. Mais des services se remplissent en Île-de-France (+ 12 %), en Occitanie (+ 12 %), dans les Hauts-de-France (+ 11 %) et en Bourgogne-Franche-Comté (+ 10 %). Bien que stable, la situation reste également préoccupante en Provence-Alpes-Côte d'Azur et dans le Grand-Est.

"Depuis la fin janvier, on est en “hausse linéaire”, régulière mais pas affolante, ­confirme ­François ­Ballereaux, le chef des urgences de l'hôpital de Firminy (Loire), qui adresse en réanimation de plus en plus de malades du Covid-19 en état critique. Si on regarde les projections, la question n'est pas de savoir si cette courbe va devenir ex...

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