Covid-19 : le secteur du tourisme frappé de plein fouet par la fusion des vacances scolaires

Les annonces d’Emmanuel Macron sont tombées comme un couperet pour les professionnels du tourisme. Les restrictions de déplacement et la fusion des vacances scolaires en une seule zone unifiée mettent de nouveau à mal un secteur déjà frappé de plein fouet par la crise. "Ne pas recevoir de gens, c’est quand même un peu compliqué", explique, très émue, Véronique Chevalier, gérante du camping les Ranchisses en Ardèche. Elle a dû repousser l’embauche d’une cinquantaine de personnes. Jan Van Baaren, responsable de la base nautique du Pont-d’Arc (Ardèche), n’a pu rouvrir que deux jours. "On va devoir annuler et rembourser nos réservations pour le mois d’avril, on ne sait pas trop comment s’organiser pour la suite". L’espoir de pouvoir rouvrir en mai Même constat en Bretagne sur la Côte de granit rose. "Nous allons devoir refermer après seulement quatre jours d’activité, c’est la douche froide", déplore Armelle Lirzin, directrice d’hôtel. La limite des 10 kilomètres pour les déplacements bloque un certain nombre de potentiels touristes. "Le manque de visibilité est très problématique", répond Erven Léon, maire de Perros-Guirec (Côtes-d'Armor). Désormais pour tous les professionnels du tourisme, il convient de vivre avec l’espoir de pouvoir rouvrir définitivement au mois de mai.