Covid-19 : le SARS-CoV-2 circulait déjà probablement en novembre 2019 en France

·2 min de lecture

L'analyse de 9.000 échantillons sanguins montrent qu'une dizaine d'entre eux comportaient déjà des traces de SARS-CoV-2, bien avant l'apparition supposée du virus du Covid-19 au marché de Wuhan en Chine.

La théorie selon laquelle le SARS-CoV-2, le virus du Covid-19, serait apparu sur le marché de Wuhan en décembre 2019 a du plomb dans l'aile. Des chercheurs ont réanalysé des échantillons sanguins laissant penser que le virus circulait déjà en France à l'automne 2019, bien avant les premiers cas "officiels" recensés fin janvier 2020 dans le pays. Dès le mois de mai 2020, des médecins de ont réanalysé des imageries de patients datant d'octobre 2019. Dans cet hôpital, le Dr Michel Schmitt a analysé 2.455 scanners réalisés dans son établissement entre le 1er novembre 2019 et le 20 avril 2020. Aidé de deux radiologues, il a passé en revue les scanners thoraciques pouvant correspondre à des cas de Covid-19. D'après leurs résultats, le premier patient présentant une imagerie médicale "typique" du Covid-19 date de 16 novembre 2019. A l'époque, ces scanners thoraciques avaient été qualifiés de "pneumopathies sévères" mais a posteriori, certaines lésions auraient donc pu être dues au Covid-19. Cette fois-ci, des chercheurs ont réanalysé des échantillons sanguins. Leurs résultats, qui corroborent la thèse d'une apparition dès l'automne 2019 en France, sont parus dans la revue .

Les 9.144 échantillons réanalysés par l'équipe de l'Inserm et de l'Institut Pierre-Louis d'épidémiologie proviennent de la cohorte Constances. Il s'agit de la plus grande cohorte épidémiologique en France. L'inclusion de participants à la cohorte a démarré il y a près de dix ans en 2012. Elle regroupe 215.000 personnes de 18 à 69 ans, représentatives de la population française. Des échantillons sont collectés régulièrement et stockés dans une biobanque. Les échantillons sélectionnés par les chercheurs ont d'abord passé un test rapide (les tests Elisa, ndlr) afin de détecter d'éventuels anticorps, les immunoglobulines G (igG) présents dans le liquide biologique. En complément, un deuxième test sérologique de "micro-neutralisation" a ensuite été mené. Il permet de détecter les anticorps neutralisants du[...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi