Covid-19 : que sait-on du nouveau médicament Molnupiravir ?

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L’antiviral développé par Merck a arrêté son essai clinique en avance au vu des résultats très positifs et attend la validation des autorités sanitaires américaines. Cependant, des chercheurs s’inquiètent des potentiels risques à long terme.

Nouvelle arme contre le coronavirus… ou nouveaux maux de tête pour les autorités sanitaires ? Le 1er octobre 2021, le géant pharmaceutique Merck a annoncé les résultats préliminaires de l’essai clinique randomisé en double aveugle de phase 3 du médicament , un antiviral qui empêche la réplication du coronavirus. Selon leur c, un total de 775 patients à risque (plus de 60 ans ou avec des comorbidités) ont été traités quelques jours après le début des symptômes de Covid-19 soit avec cette molécule, soit avec un placébo. Montrant une diminution du risque d’hospitalisation ou de décès de 50 %, même face à des variants préoccupants tels que Delta, Gamma et Mu. Des résultats très positifs qui ont poussé l’agence américaine des médicaments (FDA) à demander à la compagnie pharmaceutique de stopper son essai en avance : devant ces résultats ils paraissait non éthique de ne pas donner le médicament à tous les participants.

Merck a avoir demandé l'autorisation de commercialisation au plus vite et espère que leur médicament sera disponible avant la fin de l’année 2021. Mais le mécanisme de cette molécule inquiète certains experts, qui craignent un risque de mutagenèse dans les cellules des personnes traitées. Pour mieux comprendre cette polémique, Sciences et Avenir a contacté le virologue de l’université de Caroline du Nord (États-Unis) Ron Swanstrom, auteur d’une étude mettant en évidence ce risque.

Le Molnupiravir trompe le virus en se faisant passer pour un nucléotide

Le Molnupiravir entraîne des mutations dans l’ARN viral, inhibant ainsi la réplication du virus. "Il s’agit d’un analogue de ribonucléoside (précurseur des ribonucléotides qui forment l’ARN, ndlr) de cytidine. Cette molécule comporte un atome d’oxygène supplémentaire. Sa présence déstabilise un atome d’hydrogène voisin, le faisant tourner entre deux positions et changeant ainsi les propriétés de la molécule. À cause de ces changements, celle-ci peut être lue comme une cytidine ou une uridine lors de la réplic[...]

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