Covid-19: la sœur d'une victime identifiée de thrombose au Royaume-Uni s'engage pour la vaccination

Jules Pecnard
·2 min de lecture

Vacciné au AstraZeneca le 17 mars, Neil Astles est mort à l'âge de 59 ans des suites d'une thrombose cérébrale. Pharmacienne, sa sœur considère qu'il a avant tout été "extrêmement malchanceux".

C'est une parole forte qui se fait entendre depuis quelques jours outre-Manche. Alison Astles, pharmacienne britannique, appelle ses compatriotes à se faire dûment vacciner contre le Covid-19. Elle parle à la fois en tant que professionnelle et en tant que sœur de Neil Astles, cet avocat mort le 4 avril des suites d'une thrombose cérébrale, quelques semaines après s'être fait administrer une dose du vaccin AstraZeneca.

Les médecins, dit-elle, sont à "99,9%" sûrs que les deux sont liés. Alison Astles considère toutefois que son frère a avant tout été "extrêmement malchanceux" et que le risque sanitaire associé à la prise du vaccin suédo-britannique, dont le parcours est de plus en plus heurté, demeure "très faible".

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"Enorme caillot sanguin"

Face aux quelques rares cas signalés de thrombose, chaque pays a adopté sa propre ligne de conduite. Certains ont maintenu la suspension du vaccin, tandis que d'autres ont opté pour des limites d'âge variées. Au Royaume-Uni par exemple, il est désormais demandé aux médecins de proposer une alternative, donc pas uniquement du AstraZeneca, aux personnes âgées de moins de 30 ans et en bonne santé.

Racontant sa propre expérience, le Dr Alison Astles, qui occupe la chaire en pharmacie de l'Université de Huddersfield, a dit que son frère commençait à souffrir de maux de tête et de nausées "une semaine environ" après avoir reçu sa première injection. Dans la foulée, Neil a commencé à perdre sa vision. À la suite de son hospitalisation, les médecins lui ont détecté "un énorme caillot sanguin" sur la paroi cérébrale. 

"L'être humain, la sœur que je suis, continue d'être absolument furieuse et très en colère du fait que cela soit arrivé à mon frère", concède-t-elle.

"Allez-y"

Elle ajoute néanmoins qu'en dépit de cet événement tragique et de ses conséquences sur sa famille, elle croit toujours "fermement que les gens devrait se déplacer pour recevoir le vaccin" contre le Covid-19. 

"Si vous avez eu une première dose, allez-y pour avoir votre deuxième. Si vous n'avez pas encore reçu de dose, faites en sorte que ce soit le cas. (...) Le risque d'un caillot est très, très faible et mon frère a été extrêmement malchanceux", poursuit-elle.

S'agissant de son propre cas, elle dit avoir reçu une dose du vaccin de Pfizer, développé selon la technique dite de l'ARN messager, mais affirme par ailleurs que d'autres membres de sa famille ont pris du AstraZeneca. Elle leur recommande malgré tout d'en prendre leur deuxième dose. 

Article original publié sur BFMTV.com

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