Covid-19 : Les séjours à l'hôpital sont plus courts avec Omicron, selon Olivier Véran

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  • Olivier Véran
    Neurologue et homme politique français

Les patients atteints de Covid-19 restent moins longtemps à l'hôpital et sont moins envoyés en réanimation quand ils sont infectés au variant Omicron, devenu largement majoritaire en France ces dernières semaines, a rapporté lundi le ministre de la Santé, Olivier Véran.

Par rapport à ses prédécesseurs, dont notamment le variant Delta, Omicron "donne moins de détresse respiratoire, donc il envoie moins les patients en réanimation", a déclaré le ministre de la Santé Olivier Véran lors d'une audition devant les sénateurs.

Une moindre sévérité qui reste à surveiller

Apparu fin 2021, Omicron a provoqué une explosion des cas de Covid-19 en France, comme dans de nombreux autres pays, à cause d'une contagiosité bien plus élevée que les précédentes incarnations du virus. Mais il se montre aussi clairement moins dangereux, même s'il est encore difficile de déterminer dans quelle mesure cette moindre sévérité compensera l'explosion des cas.

Omicron provoque tout de même "des syndromes grippaux assez forts" et entraîne, comme les précédentes versions du virus, "une augmentation conséquente des hospitalisations", a prévenu Olivier Véran. Mais "nous savons avec suffisamment de recul désormais (que les séjours sont) plus courts qu'avec les variants précédents", a-t-il noté, remarquant qu'Omicron paraît plutôt affecter les parties hautes des voies respiratoires (et touche donc moins les poumons que d'autres variants).

L'enjeu de la durée

Les patients hospitalisés "vont avoir des besoins en oxygène de trois quatre jours et (...) ensuite vont pouvoir sortir", a détaillé le ministre. La durée des hospitalisations Covid est un enjeu crucial pour mesurer à quel point le système de santé risque d'être saturé alors que la vague d'Omicron ne donne pour l'heure pas de signe d'accalmie en France.

Sur ce plan, Olivier Véran s'est abstenu de s'avancer sur la date d'un pic éventuel mais a remarqué que des signes encourageants venaient du Royaume-Uni, où Omicron s'est répandu avant la France. "Dans la région londonienne, là où il a frappé en premier, il baisse", a noté le ministre de la Santé, citant aussi l'Afrique du Sud, l'un des premiers pays où Omicron a été repéré, où la vague liée au variant semble désormais passée.

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